"La polarisation et l'insatisfaction dans notre pays ont désormais pris une telle ampleur que nous ne pouvons plus parler de phénomène temporaire. En 2021, notre pays restera toujours sous l'influence de la crise sanitaire pendant un certain temps, et les extrémistes de toutes sortes exprimeront donc leur colère, en ligne et en public, souvent attisée par des campagnes de désinformation menées par des acteurs nationaux et étrangers", indique le directeur de l'analyse du service de renseignement civil, Peter Lanssens. La crise sanitaire a alimenté la colère des extrémistes à droite et à gauche, note-t-il. Le politique et les autorités sont désignés comme les coupables et sont devenus des cibles de violence. La désinformation est également à l'oeuvre, ce qui a compliqué la gestion des risques liés à la pandémie. En soi, le phénomène n'est pas neuf mais les médias sociaux ont fondamentalement changé le rapport à l'information et le sentiment d'insécurité lié à la multiplication des crises a augmenté. "Tout cela crée un terrain propice à la manipulation en ligne, avec un impact jamais vu avant et qui constitue un défi pour la démocratie", ajoute le rapport. Le danger terroriste demeure, observe également la Sûreté. Même si la menace islamiste est "en phase de restructuration", elle est toujours présente et est considérée comme restant la plus dangereuse. Le rapport pointe plusieurs défis à relever à l'échelon national, dont celui de réintégrer les personnes condamnées pour terrorisme et qui arrivent en fin de peine ou de surveiller des personnes arrivées parmi le flux des réfugiés de Syrie et qui y ont commis des crimes au nom de l'État islamique. (Belga)

"La polarisation et l'insatisfaction dans notre pays ont désormais pris une telle ampleur que nous ne pouvons plus parler de phénomène temporaire. En 2021, notre pays restera toujours sous l'influence de la crise sanitaire pendant un certain temps, et les extrémistes de toutes sortes exprimeront donc leur colère, en ligne et en public, souvent attisée par des campagnes de désinformation menées par des acteurs nationaux et étrangers", indique le directeur de l'analyse du service de renseignement civil, Peter Lanssens. La crise sanitaire a alimenté la colère des extrémistes à droite et à gauche, note-t-il. Le politique et les autorités sont désignés comme les coupables et sont devenus des cibles de violence. La désinformation est également à l'oeuvre, ce qui a compliqué la gestion des risques liés à la pandémie. En soi, le phénomène n'est pas neuf mais les médias sociaux ont fondamentalement changé le rapport à l'information et le sentiment d'insécurité lié à la multiplication des crises a augmenté. "Tout cela crée un terrain propice à la manipulation en ligne, avec un impact jamais vu avant et qui constitue un défi pour la démocratie", ajoute le rapport. Le danger terroriste demeure, observe également la Sûreté. Même si la menace islamiste est "en phase de restructuration", elle est toujours présente et est considérée comme restant la plus dangereuse. Le rapport pointe plusieurs défis à relever à l'échelon national, dont celui de réintégrer les personnes condamnées pour terrorisme et qui arrivent en fin de peine ou de surveiller des personnes arrivées parmi le flux des réfugiés de Syrie et qui y ont commis des crimes au nom de l'État islamique. (Belga)