Le 29 mars 2018, une task force nationale et multisectorielle rassemble de nombreuses personnes au siège de l'Afsca (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire), à Bruxelles : des représentants de l'Afsca, de l'Inami, de cabinets et administrations fédérales et régionales, de labos, des secteurs de la chasse, de la construction, des transports routiers, de l'agriculture, de l'alimentation ainsi que des experts universitaires de Gand et de Liège. Tout ce monde se dresse face à un ennemi redoutable : le virus de la peste porcine africaine (PPA). Objectif principal ? Empêcher ou retarder l'arrivée de l'agent infectieux en Belgique. Raté. Le jeudi 13 septembre, il prend tout le monde de vitesse et débarque à Etalle, dans le sud de la Wallonie. Les conséquences sont catastrophiques pour la filière porcine. Rambo bactériologique, éternel survivant en milieu hostile, le virus de la PPA tient le coup jusqu'à dix-huit mois dans du sérum et du sang à température ambiante, 140 jours dans du jambon séché et plusieurs années dans des carcasses congelées. Des objets comme des pneus ou des bottes peuvent le véhiculer.
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