"Aujourd'hui on ne peut pas considérer que c'est purement marginal; nous devons considérer que c'est un problème systémique et qu'il faut le traiter comme tel. Et nous sommes bien décidés à le faire", a-t-il déclaré devant un mission d'information du Sénat français. "On ne peut pas se contenter de dire +c'est quelques cas marginaux comme ça+. C'est d'ailleurs un aspect du problème: s'il a été si mal traité pendant longtemps, c'est qu'en fait on prenait les cas un par un et personne ne faisait, même dans un diocèse donné, l'addition des cas", a-t-il relevé. L'archevêque de Reims qui prendra ses fonctions à la tête de la CEF le 1er juillet a par ailleurs dit attendre de la Commission d'enquête sur les agressions sexuelles sur mineurs commis par des clercs depuis les années 1950 qu'elle "nous donne une appréciation de l'ampleur des choses". Il a jugé "important" qu'il en sorte des "analyses psychologiques et sociologiques plus approfondies pour mieux comprendre le phénomène" de pédophilie "et les conditions sociales qui [ont permis] qu'on ne le voit pas. Car c'est cela qui a été le plus dramatique". Cette commission d'enquête, présidée par Jean-Marc Sauvé, avait été décidée en novembre dernier par la CEF. Elle devrait être opérationnelle ce mois-ci. (Belga)