"Vous avez ouvert la saison des grandes liquidations mais la peur budgétaire est très mauvaise conseillère politique", a observé le député socialiste alors que la Commission européenne est attentive à l'évolution du taux d'endettement en Belgique. "Vous avez creusé les trous budgétaires, et le MR est coresponsable de cette bérézina, il faut les combler mais ce type d'opérations ne va faire qu'aggraver la situation", a ajouté M. Laaouej évoquant l'évanescence du dividende. "Et le plus grave: nous serons plus encore à la merci des diktats des marchés financier et des Etats étrangers lorsqu'ils décideront de sabrer encore dans l'emploi", a-t-il conclu.

Au MR, l'analyse est toute autre. "Nous restons le premier actionnaire, nous réalisons une belle plus-value, nous conservons le dividende (il reste inchangé dans le budget 2017), nous dégageons 2 milliards d'euros pour nous crédibiliser auprès de l'Europe et nous pourrons contribuer à l'effort d'investissement", a répliqué Vincent Scourneau alors que le Premier ministre Charles a annoncé un plan d'investissement pour un total de 30 milliards d'euros.

Le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA), a souligné à cet égard qu'en première instance, l'opération bénéficiait avant tout au désendettement. "Mais tout le monde sait qu'il y a divers niveaux et qu'avec d'autres pays, on discute avec la Commission européenne sur la question des investissements publics et je suis convaincu que cette opération nous aidera dans cette discussion", a-t-il dit.

"Timing dicté par des choix budgétaires"

M. Van Overtveldt a confirmé que la Belgique restera le premier actionnaire dans BNP Paribas et conservera probablement deux administrateurs indépendants. Encore, faut-il en faire quelque chose, a répliqué le députée Meyrem Almaci (Groen) déplorant l'"absence de vision" de la Belgique en matière de gouvernance, alors qu'un nouveau scandale relatif à BNP Paribas a éclaté aux Etats-Unis.

N'ayant pas d'"opposition idéologique" à ce type d'opération, le cdH a épinglé son "timing dicté par des choix budgétaires". Le député Benoît Dispa a regretté l'absence de "choix stratégique sur le rôle de l'Etat par rapport au secteur bancaire".

Dans l'opposition, des nuances se font jour entre les groupes politiques. Ainsi, pour le député sp.a Peter Vanvelthoven, "on peut aller plus loin et plus vite" dans le désengagement de BNP Paribas. Cela doit permettre de faire baisser la dette et d'investir, a-t-il dit. Au sein de la majorité, Johan Klaps (N-VA) a rappelé que des moyens étaient nécessaires pour la réalisation des investissements, notamment l'Oosterweel, projet de bouclage du ring d'Anvers.

Au nom de l'Open Vld, Luk Van Biesen a également indiqué qu'il fallait continuer le désengagement de l'Etat de BNP Paribas. "L'Etat n'a pas vocation à être banquier", a-t-il estimé avec son collègue Klaps. Volontiers ironique dans sa réplique au ministre N-VA, Roel Deseyn s'est lui également félicité que d'aucuns ont salué jeudi le sauvetage des banques en 2008.

"Vous avez ouvert la saison des grandes liquidations mais la peur budgétaire est très mauvaise conseillère politique", a observé le député socialiste alors que la Commission européenne est attentive à l'évolution du taux d'endettement en Belgique. "Vous avez creusé les trous budgétaires, et le MR est coresponsable de cette bérézina, il faut les combler mais ce type d'opérations ne va faire qu'aggraver la situation", a ajouté M. Laaouej évoquant l'évanescence du dividende. "Et le plus grave: nous serons plus encore à la merci des diktats des marchés financier et des Etats étrangers lorsqu'ils décideront de sabrer encore dans l'emploi", a-t-il conclu. Au MR, l'analyse est toute autre. "Nous restons le premier actionnaire, nous réalisons une belle plus-value, nous conservons le dividende (il reste inchangé dans le budget 2017), nous dégageons 2 milliards d'euros pour nous crédibiliser auprès de l'Europe et nous pourrons contribuer à l'effort d'investissement", a répliqué Vincent Scourneau alors que le Premier ministre Charles a annoncé un plan d'investissement pour un total de 30 milliards d'euros. Le ministre des Finances, Johan Van Overtveldt (N-VA), a souligné à cet égard qu'en première instance, l'opération bénéficiait avant tout au désendettement. "Mais tout le monde sait qu'il y a divers niveaux et qu'avec d'autres pays, on discute avec la Commission européenne sur la question des investissements publics et je suis convaincu que cette opération nous aidera dans cette discussion", a-t-il dit. M. Van Overtveldt a confirmé que la Belgique restera le premier actionnaire dans BNP Paribas et conservera probablement deux administrateurs indépendants. Encore, faut-il en faire quelque chose, a répliqué le députée Meyrem Almaci (Groen) déplorant l'"absence de vision" de la Belgique en matière de gouvernance, alors qu'un nouveau scandale relatif à BNP Paribas a éclaté aux Etats-Unis. N'ayant pas d'"opposition idéologique" à ce type d'opération, le cdH a épinglé son "timing dicté par des choix budgétaires". Le député Benoît Dispa a regretté l'absence de "choix stratégique sur le rôle de l'Etat par rapport au secteur bancaire". Dans l'opposition, des nuances se font jour entre les groupes politiques. Ainsi, pour le député sp.a Peter Vanvelthoven, "on peut aller plus loin et plus vite" dans le désengagement de BNP Paribas. Cela doit permettre de faire baisser la dette et d'investir, a-t-il dit. Au sein de la majorité, Johan Klaps (N-VA) a rappelé que des moyens étaient nécessaires pour la réalisation des investissements, notamment l'Oosterweel, projet de bouclage du ring d'Anvers. Au nom de l'Open Vld, Luk Van Biesen a également indiqué qu'il fallait continuer le désengagement de l'Etat de BNP Paribas. "L'Etat n'a pas vocation à être banquier", a-t-il estimé avec son collègue Klaps. Volontiers ironique dans sa réplique au ministre N-VA, Roel Deseyn s'est lui également félicité que d'aucuns ont salué jeudi le sauvetage des banques en 2008.