M. Boochani se trouve depuis novembre en Nouvelle-Zélande, où il s'était rendu pour un festival littéraire au cours duquel il avait témoigné de ses six années de calvaire dans le camp australien controversé de Manus. Canberra a relégué pendant des années les clandestins tentant de gagner ses côtes vers des camps offshore sur l'île papouasienne de Manus ou sur celle de Nauru, en application d'une politique d'immigration drastique condamnée par les organisations de défense des droits de l'Homme. Le ministère néo-zélandais de l'Immigration a annoncé vendredi que la demande d'asile de M. Boochani avait été acceptée, ce qui signifie qu'il pourra demeurer indéfiniment dans l'archipel du Pacifique Sud. "M. Boochani a été reconnu comme réfugié aux termes de la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés et du protocole de 1967", a-t-il dit dans un bref communiqué. Des médias rapportent que M. Boochani a été informé de cette décision jeudi, jour de son 37ème anniversaire. "Il est très important, pour moi, d'avoir désormais des certitudes quant à mon avenir, ce qui va me permettre de me sentir plus fort, et d'avoir un sentiment de stabilité pour continuer à travailler", a-t-il dit au site internet stuff.co.nz news. Le journaliste est l'auteur du livre "No Friend But the Mountains: Writing from Manus Prison" ("Témoignage d'une Ile-Prison. De l'exil aux prix littéraires"). Ce témoignage laborieusement rédigé sur un téléphone portable et envoyé par bribes via WhatsApp à un traducteur, a notamment obtenu l'an passé le prix Victoria pour la littérature, récompense littéraire la plus richement dotée d'Australie. Il raconte sa fuite d'Iran à cause des poursuites dont était l'objet le magazine kurde pour lequel il travaillait, son périlleux voyage d'Indonésie vers l'Australie, son arrestation et surtout, son expérience des camps depuis depuis 2013: la vie, la mort, les suicides, les actes d'automutilation et les souffrances psychologiques des réfugiés dans la moiteur papouasienne. (Belga)

M. Boochani se trouve depuis novembre en Nouvelle-Zélande, où il s'était rendu pour un festival littéraire au cours duquel il avait témoigné de ses six années de calvaire dans le camp australien controversé de Manus. Canberra a relégué pendant des années les clandestins tentant de gagner ses côtes vers des camps offshore sur l'île papouasienne de Manus ou sur celle de Nauru, en application d'une politique d'immigration drastique condamnée par les organisations de défense des droits de l'Homme. Le ministère néo-zélandais de l'Immigration a annoncé vendredi que la demande d'asile de M. Boochani avait été acceptée, ce qui signifie qu'il pourra demeurer indéfiniment dans l'archipel du Pacifique Sud. "M. Boochani a été reconnu comme réfugié aux termes de la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés et du protocole de 1967", a-t-il dit dans un bref communiqué. Des médias rapportent que M. Boochani a été informé de cette décision jeudi, jour de son 37ème anniversaire. "Il est très important, pour moi, d'avoir désormais des certitudes quant à mon avenir, ce qui va me permettre de me sentir plus fort, et d'avoir un sentiment de stabilité pour continuer à travailler", a-t-il dit au site internet stuff.co.nz news. Le journaliste est l'auteur du livre "No Friend But the Mountains: Writing from Manus Prison" ("Témoignage d'une Ile-Prison. De l'exil aux prix littéraires"). Ce témoignage laborieusement rédigé sur un téléphone portable et envoyé par bribes via WhatsApp à un traducteur, a notamment obtenu l'an passé le prix Victoria pour la littérature, récompense littéraire la plus richement dotée d'Australie. Il raconte sa fuite d'Iran à cause des poursuites dont était l'objet le magazine kurde pour lequel il travaillait, son périlleux voyage d'Indonésie vers l'Australie, son arrestation et surtout, son expérience des camps depuis depuis 2013: la vie, la mort, les suicides, les actes d'automutilation et les souffrances psychologiques des réfugiés dans la moiteur papouasienne. (Belga)