Bart De Wever ignore le signal social de l'électeur, tranche le PVDA. Le parti d'extrême gauche pointe notamment l'absence de référence à la pauvreté infantile, "une situation qui concerne pourtant un enfant sur six". Pour combattre la pauvreté en général, la formation de Peter Mertens plaide pour des logements accessibles, des emplois de qualité et des factures d'énergie en baisse.

Sur ces points, la note est très insuffisante, estime le PVDA. "Au lieu de s'attaquer aux problèmes majeurs, on met l'accent sur la sanction en soumettant les protections sociales à toujours plus de conditions." A l'instar de Groen, le parti marxiste fustige une vision "dure" de l'identité, une politique "qui dresse des murs entre les gens plutôt que des ponts". "Le signal est clair: la diversité n'est pas vue comme un enrichissement mais comme une menace". "La note a été écrite à quatre mains" par le formateur et le président du Vlaams Belang Tom Van Grieken, insistent les Verts.

"L'instrumentalisation de la (chaîne publique) VRT, de l'enseignement et de nos institutions culturelles au profit d'une identité flamande à définir, c'est d'un autre temps. Bruxelles semble mise sous curatelle, tout doit être mis au service de la nation flamande", critique Groen.

Les deux principaux partis d'opposition se rejoignent encore sur la faiblesse climatique de la note. "Il n'y a pas d'engagement ambitieux. Contrairement à l'Allemagne et aux Pays-Bas, la Flandre fait du surplace", tacle Groen. "La note ne contient pas un mot sur les deux principales mesures à introduire en vue de la transition climatique: une taxe kilométrique intelligente et l'arrêt du béton."

Belga