Interrogée sur les ondes de la VRT, la députée Valerie Van Peel (N-VA) ne se dit pas étonnée par le choix du chef de l'Etat. Elle rappelle le message envoyé par M. Magnette lundi soir sur les plateaux de télévision. "Il n'y avait pas de disposition à faire un compromis sur le programme du PS, il y a une possibilité de faire une coalition arc-en-ciel (socialistes, libéraux, écologistes et, éventuellement, le CD&V) et le PS est le seul parti incontournable pour une coalition fédérale", a-t-elle expliqué. Il est donc logique, à ses yeux, que le PS puisse essayer sa formule. L'arc-en-ciel, même complété par le CD&V, n'est "absolument pas une bonne chose" pour la Flandre, estiment les nationalistes. "Cela signifie surtout des cadeaux du côté francophone et la facture du côté flamand. Ce n'est pas ce dont la Flandre a besoin. Il faudra voir si le CD&V et l'Open Vld envoient le même signal", a ajouté la députée. La N-VA se dit néanmoins toujours prête au dialogue. "Nous n'excluons rien mais le débat devra alors être mené différemment de ce qui s'est passé jusqu'à présent", a averti Mme Van Peel. Le CD&V a rappelé une nouvelle fois qu'il privilégiait une formule impliquant la N-VA. Malgré cela, il voit d'un bon ?il que le Roi ait maintenu toutes les options et que, dès lors, l'informateur consulte les huit partis impliqués jusqu'à présent dans le processus, à savoir les socialistes, les libéraux, les écologistes, la N-VA et le CD&V. L'un des obstacles à une majorité arc-en-ciel est l'absence de majorité dans le groupe linguistique flamand de la Chambre, même avec l'appoint du CD&V. "Une majorité du côté néerlandophone est souhaitable mais elle n'est pas indispensable. Sous la précédente législature, nous avons mené l'opposition sur le contenu des politiques et non parce qu'il n'y avait pas de majorité du côté francophone. Le plus important, c'est qu'il y ait un gouvernement fédéral pour tous les Belges", a fait remarquer le chef de groupe à la Chambre, Kristof Calvo. (Belga)