En 2010, Bart De Wever sonne à la porte d'une villa isolée de Wezembeek-Oppem. C'est là qu'ont lieu les négociations avec le président du PS, Elio Di Rupo. Celui qui est depuis peu à la tête du plus grand parti du pays s'aperçoit rapidement qu'il s'est fait piéger. "J'ai demandé des changements, lui ne demandait rien. Impossible d'obtenir quoi que ce soit dans ces conditions", dira De Wever. La N-VA se retrouve dans l'opposition. En 2014, elle décide de changer son fusil d'épaule dit encore De Standaard. Pour elle, la seule ligne à suivre sera désormais de mettre les francophones dans la position du demandeur. Elle va utiliser le pouvoir au niveau fédéral pour y parvenir. Le parti était en effet convaincu que les socialistes francophones s'affaibliraient et se replieraient dans leur région que s'ils restaient structurellement privés du pouvoir fédéral pendant plus de cinq ans. Ainsi acculés, ils finiraient par demander d'eux-mêmes le confédéralisme.
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