Une moitié de l'Europe pourra participer, du 15 avril au 15 juin prochains, à ce qui constitue la plus grande enquête publique jamais réalisée en Belgique. Ce devoir n'avait pas été réalisé en 2015 lorsque le gouvernement Michel avait prolongé les deux réacteurs de dix ans pour garantir la sécurité d'approvisionnement du pays en électricité, alors que la Belgique s'était engagée en 2003 à désactiver ces deux réacteurs à cette échéance. Pointant du doigt ce manquement, des associations environnementalistes avaient obtenu l'an dernier de la Cour constitutionnelle l'annulation de la prolongation, avec toutefois maintien de ses effets jusqu'à la fin de 2022. La justice donnait ainsi à l'exécutif un délai pour faire adopter une nouvelle loi par le Parlement, précédée cette fois d'une évaluation des incidences sur l'environnement et d'une consultation publique transfrontalière. C'est cette consultation qui sera lancée le 15 avril. Afin qu'elle soit suffisamment inclusive, un rayon de 1.000 km a été fixé autour de Doel. Outre les pays frontaliers de la Belgique (Pays-Bas, Luxembourg, France, Allemagne), les Britanniques, les Irlandais, les Danois, les Suisses, les Autrichiens, ainsi qu'une partie des Norvégiens, Suédois, Polonais, Tchèques, Slovaques, Hongrois, Slovènes, Croates ou Italiens pourront ainsi donner leur avis sur la prolongation de Doel 1 et 2, via un formulaire en ligne. "Nous lançons aujourd'hui la plus grande enquête publique jamais réalisée. Dans un rayon de 1.000 km autour des centrales nucléaires Doel 1 et 2, jusqu'en Suède donc, les citoyens et les organisations peuvent faire connaître leurs préoccupations quant à l'impact environnemental de la prolongation de la durée de vie de ces centrales", a commenté la ministre de l'Énergie, Tinne Van der Straeten. Elle rappelle que cette consultation publique transfrontalière est une obligation légale, confirmée par la Cour constitutionnelle. "C'est une bonne chose que les citoyens et les organisations soient entendus dans une telle décision", a souligné la ministre Groen. Le rapport des incidences sur l'environnement et un résumé non technique de ce dernier seront disponibles dès le 15 avril dans les trois langues nationales (français, néerlandais, allemand) sur le site du Service public fédéral (SPF) Économie ainsi que sur un site dédié. Cette consultation publique est indépendante de la sortie du nucléaire et des travaux législatifs sur la capacité de remplacement flexible (CRM), souligne Mme Van der Straeten. Le gouvernement De Croo a confirmé la sortie du nucléaire en 2025 tout en se réservant, jusqu'en novembre prochain, une possibilité d'"ajustement du calendrier légal" en cas d'impact trop lourd sur la sécurité d'approvisionnement et le prix de l'électricité. "Dans les années à venir, au moins cinq (Doel 1, 2 et 3, et Tihange 1 et 2) des sept réacteurs nucléaires seront fermés", selon la ministre Groen, qui justifie ces fermetures par le coût excessif des investissements dans la sécurité des centrales. Elle insiste sur la nécessité d'une capacité de remplacement flexible "dans tous les cas", en plus de davantage d'énergie renouvelable. À ses yeux, "ce gouvernement a choisi de mettre en oeuvre la sortie du nucléaire de manière complète et de fermer également les deux dernières centrales nucléaires (Doel 4 et Tihange 3), conformément à tous les accords gouvernementaux conclus depuis 2004." (Belga)

Une moitié de l'Europe pourra participer, du 15 avril au 15 juin prochains, à ce qui constitue la plus grande enquête publique jamais réalisée en Belgique. Ce devoir n'avait pas été réalisé en 2015 lorsque le gouvernement Michel avait prolongé les deux réacteurs de dix ans pour garantir la sécurité d'approvisionnement du pays en électricité, alors que la Belgique s'était engagée en 2003 à désactiver ces deux réacteurs à cette échéance. Pointant du doigt ce manquement, des associations environnementalistes avaient obtenu l'an dernier de la Cour constitutionnelle l'annulation de la prolongation, avec toutefois maintien de ses effets jusqu'à la fin de 2022. La justice donnait ainsi à l'exécutif un délai pour faire adopter une nouvelle loi par le Parlement, précédée cette fois d'une évaluation des incidences sur l'environnement et d'une consultation publique transfrontalière. C'est cette consultation qui sera lancée le 15 avril. Afin qu'elle soit suffisamment inclusive, un rayon de 1.000 km a été fixé autour de Doel. Outre les pays frontaliers de la Belgique (Pays-Bas, Luxembourg, France, Allemagne), les Britanniques, les Irlandais, les Danois, les Suisses, les Autrichiens, ainsi qu'une partie des Norvégiens, Suédois, Polonais, Tchèques, Slovaques, Hongrois, Slovènes, Croates ou Italiens pourront ainsi donner leur avis sur la prolongation de Doel 1 et 2, via un formulaire en ligne. "Nous lançons aujourd'hui la plus grande enquête publique jamais réalisée. Dans un rayon de 1.000 km autour des centrales nucléaires Doel 1 et 2, jusqu'en Suède donc, les citoyens et les organisations peuvent faire connaître leurs préoccupations quant à l'impact environnemental de la prolongation de la durée de vie de ces centrales", a commenté la ministre de l'Énergie, Tinne Van der Straeten. Elle rappelle que cette consultation publique transfrontalière est une obligation légale, confirmée par la Cour constitutionnelle. "C'est une bonne chose que les citoyens et les organisations soient entendus dans une telle décision", a souligné la ministre Groen. Le rapport des incidences sur l'environnement et un résumé non technique de ce dernier seront disponibles dès le 15 avril dans les trois langues nationales (français, néerlandais, allemand) sur le site du Service public fédéral (SPF) Économie ainsi que sur un site dédié. Cette consultation publique est indépendante de la sortie du nucléaire et des travaux législatifs sur la capacité de remplacement flexible (CRM), souligne Mme Van der Straeten. Le gouvernement De Croo a confirmé la sortie du nucléaire en 2025 tout en se réservant, jusqu'en novembre prochain, une possibilité d'"ajustement du calendrier légal" en cas d'impact trop lourd sur la sécurité d'approvisionnement et le prix de l'électricité. "Dans les années à venir, au moins cinq (Doel 1, 2 et 3, et Tihange 1 et 2) des sept réacteurs nucléaires seront fermés", selon la ministre Groen, qui justifie ces fermetures par le coût excessif des investissements dans la sécurité des centrales. Elle insiste sur la nécessité d'une capacité de remplacement flexible "dans tous les cas", en plus de davantage d'énergie renouvelable. À ses yeux, "ce gouvernement a choisi de mettre en oeuvre la sortie du nucléaire de manière complète et de fermer également les deux dernières centrales nucléaires (Doel 4 et Tihange 3), conformément à tous les accords gouvernementaux conclus depuis 2004." (Belga)