La mission de l'UE a indiqué qu'elle rendrait public un rapport final "qui inclura des recommandations pour les futurs processus électoraux" au cours d'une prochaine visite, prévue en janvier ou en février. Les élections régionales et locales du 21 novembre ont vu une victoire écrasante du parti du président Nicolas Maduro. Deux jours après le scrutin, la chef de mission, Isabel Santos, avait souligné dans des conclusions préliminaires qu'il y avait eu des améliorations des "conditions" du vote par rapport aux scrutins précédents mais aussi des irrégularités. "Notre mission a pu constater le manque d'indépendance judiciaire, la non-adhésion à l'État de droit et que certaines lois ont affecté l'égalité des conditions, l'équilibre et la transparence des élections", avait-elle déploré, évoquant aussi "l'utilisation des ressources de l'État" ou la non-validation "arbitraire" de certaines candidatures. Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, avait nié ces accusations et qualifié les observateurs d'"ennemis" et d'"espions". Le pouvoir, qui a remporté 19 des 23 États lors de ces élections, avait fait plusieurs concessions pour ce scrutin afin de donner des gages de bonne volonté et de démocratie à la communauté internationale et faire lever une partie des sanctions économiques, notamment des États-Unis qui ne reconnaissent pas le président Maduro. Il avait notamment accepté une réforme du Conseil national électoral, la présence d'observateurs de la Fondation Carter et de l'ONU, en plus de la mission européenne. Ces élections ont vu le retour des principaux partis d'opposition, qui s'étaient tenus à l'écart du scrutin présidentiel de 2018 et des législatives de 2020. (Belga)

La mission de l'UE a indiqué qu'elle rendrait public un rapport final "qui inclura des recommandations pour les futurs processus électoraux" au cours d'une prochaine visite, prévue en janvier ou en février. Les élections régionales et locales du 21 novembre ont vu une victoire écrasante du parti du président Nicolas Maduro. Deux jours après le scrutin, la chef de mission, Isabel Santos, avait souligné dans des conclusions préliminaires qu'il y avait eu des améliorations des "conditions" du vote par rapport aux scrutins précédents mais aussi des irrégularités. "Notre mission a pu constater le manque d'indépendance judiciaire, la non-adhésion à l'État de droit et que certaines lois ont affecté l'égalité des conditions, l'équilibre et la transparence des élections", avait-elle déploré, évoquant aussi "l'utilisation des ressources de l'État" ou la non-validation "arbitraire" de certaines candidatures. Le président du Venezuela, Nicolas Maduro, avait nié ces accusations et qualifié les observateurs d'"ennemis" et d'"espions". Le pouvoir, qui a remporté 19 des 23 États lors de ces élections, avait fait plusieurs concessions pour ce scrutin afin de donner des gages de bonne volonté et de démocratie à la communauté internationale et faire lever une partie des sanctions économiques, notamment des États-Unis qui ne reconnaissent pas le président Maduro. Il avait notamment accepté une réforme du Conseil national électoral, la présence d'observateurs de la Fondation Carter et de l'ONU, en plus de la mission européenne. Ces élections ont vu le retour des principaux partis d'opposition, qui s'étaient tenus à l'écart du scrutin présidentiel de 2018 et des législatives de 2020. (Belga)