Le Conseil des ministres a en effet marqué son accord "sur la prolongation et la consolidation de la mission d'assistance militaire au Niger en 2020", sur proposition du vice-Premier ministre et ministre la Défense, Didier Reynders (MR).

"Cette mission sera exécutée par une présence permanente d'une quinzaine de militaires à Niamey et une quarantaine à Maradi (centre-sud du Niger, non loin de la frontière avec le Nigeria, NDLR) ainsi que des renforts spécifiques durant différentes périodes de l'année (2020) allant jusqu'à une présence maximale d'environ 80 militaires", a précisé le ministère de la Défense dans un communiqué.

Ce sont actuellement 80 militaires qui sont déployés à Maradi, depuis début septembre et jusque début décembre, au sein d'un "Mobile Education and Training Team" (METT), qui rassemble des membres du groupe des Forces spéciales (SFG) de Heverlee, près de Louvain, une quarantaine de membres du 2e bataillon de commandos de Flawinne (Namur) et une équipe chirurgicale (un "Special Operations Surgical Team", SOST). Ils y forment une compagnie spéciale d'intervention composée de 150 militaires nigériens.

Selon la Défense, le soutien continu aux forces armées nigériennes dans le cadre de l'opération New Nero (ONN) "s'inscrit dans une approche nationale et multilatérale large" visant à lutter contre les groupes djihadistes présents au Sahel.

"La prolongation et l'extension de la coopération belge mèneront à ce que les troupes de sécurité nigériennes soient mieux armées pour contrer les menaces internes et externes provenant des organisations extrémistes violentes (en anglais "Violent Extremist Organizations", VEO's). La prolongation de la présence belge permettra à la Défense d'élargir son réseau et d'avoir une meilleure connaissance interdépartementale de la situation dans le Sahel et au Niger", souligne le communiqué.

Le gouvernement a par ailleurs attribué à une société civile - dont le nom n'a pas été révélé - un contrat de service pour fournir un soutien médical aux troupes belges déployées au Sahel ou en Afrique centrale afin de pallier des lacunes en matière de médecine militaire.

Il s'agit d'un marché public de services pluriannuel (2020-2023), passé via une procédure négociée sans publicité pour la location d'une "Emergency Response Capability".

La composante médicale est en effet, faute d'effectifs suffisants, dans l'impossibilité de déployer un "Special Operations Surgical Team" en permanence.

"L'appel temporaire à un prestataire de service médical externe civil pour l'Emergency Response Capability est la seule solution pour parcourir la chaîne médicale dans son ensemble pour ce déploiement militaire", a souligné la Défense.