"Alors qu'un cessez-le-feu est actuellement observé, le rapatriement des enfants bloqués sur place dans des conditions précaires doit être organisé", estime la ministre qui prend en exemple l'action en ce sens menée par le gouvernement britannique pour ses jeunes ressortissants.

"On ne joue pas avec la vie d'un enfant. La Belgique, comme les autres pays européens, a la responsabilité de mettre ces enfants à l'abri du conflit et de ses conséquences dramatiques sur le plan humanitaire. Nous devons pouvoir leur offrir toute la protection nécessaire et prendre toutes les initiatives pour procéder à leur évacuation", juge Mme Linard.

Le rapatriement d'enfants belges en bas âge détenus en Irak et en Syrie a fait l'objet d'un accord au sein du gouvernement fédéral en juin 2017 déjà. Mais à ce jour, seuls six ont été ramenés au pays.

Selon des chiffres récents de l'Ocam, 69 enfants qui ont un lien avec la Belgique se trouvent actuellement dans les camps de la région où s'affrontent l'armée turque et les forces kurdes.

Outre le retour de ces mineurs, la ministre plaide, dans le respect des conventions internationales et de l'intérêt supérieur de l'enfant, pour le rapatriement de leurs mères "afin d'éviter des traumatismes ultérieurs pour ces enfants dont la plupart ont moins de 5 ans. Celles-ci devront, bien entendu, répondre de leurs actes devant la justice belge", souligne la ministre.