Le montant de ces économies n'est pas précisé. "On ne donne pas encore de détails, il ne faut pas brûler les étapes", commentait le cabinet à propos de ce dossier sensible. La ministre assure toutefois que sa proposition réduira la facture du patient de 65 millions d'euros par an. Elle parle ici de ce que le patient paie de sa propre poche ("out-of-pocket") pour les médicaments. La trajectoire de croissance du budget des soins de santé serait maintenue: la norme de croissance légale de 1,5% serait entièrement allouée et les prestataires de soins bénéficieraient de la totalité de leur masse d'index. "Les prestataires de soins recevront l'indexation à laquelle ils ont droit et nous ne transmettons pas de dettes au prochain gouvernement", commentait Mme De Block (Open Vld). A l'exception du secteur pharmaceutique, aucune économie ne serait prévue dans les autres secteurs, selon la ministre, qui insiste sur ce choix dans le contexte budgétaire "très difficile". La balle était revenue dans le camp du gouvernement après le rejet, le 21 octobre dernier par le Conseil général de l'Institut national de l'Assurance Maladie-Invalidité (Inami), du budget 2020 des soins de santé tel qu'il avait été élaboré par les organismes assureurs (mutualités) et les prestataires de soin. Par son abstention, le gouvernement avait empêché un vote favorable. Mme De Block invoquait notamment la place trop peu centrale accordée au patient et le non-respect d'objectifs budgétaires. Le budget 2020 des soins de santé pourrait être approuvé par le gouvernement d'affaires courantes lors d'un conseil des ministres vendredi 22 novembre prochain. (Belga)