Le journaliste de La Meuse s'était rendu dans la ZAD d'Arlon pour y rencontrer un père de famille qui comptait y passer quelques nuits, indiquait le quotidien mercredi soir dans son édition en ligne. Une fois sur place, plusieurs militants l'auraient pris à partie pour lui intimer l'ordre de quitter les lieux. Le journaliste aurait ensuite été escorté jusqu'à la sortie par plusieurs militants à l'attitude menaçante, dont l'un armé d'une hache. "Nous ne pouvons évidemment tolérer que des journalistes, qui essaient de faire leur travail dans les règles et honnêtement, soient pris à partie de la sorte par les Zadistes", explique Romain Goffinet, chef d'édition pour La Meuse Luxembourg dans un article paru mercredi en ligne. "Depuis le début de l'occupation du territoire de la Sablière, nous leur avons longuement donné la parole. Nous avons relayé leurs revendications. Nous avons interrogé les porte-paroles du mouvement et publié les communiqués de presse qui nous ont été envoyés. Nous avons aussi, bien entendu, interrogé le bourgmestre d'Arlon Vincent Magnus, qui a donné son point de vue sur le mouvement zadiste. Point de vue que les Zadistes n'ont sans doute pas partagé. Mais est-ce une raison que pour s'en prendre aux journalistes ? (...) Bref, nous sommes empêchés de faire notre travail par des personnes qui occupent illégalement un territoire qui ne leur appartient pas", conclut le rédacteur en chef. Le site de la Sablière de Schoppach est occupé depuis plusieurs jours par des militants écologistes qui s'opposent à la construction d'un zoning par le propriétaire du terrain, l'intercommunale Idélux. (Belga)