A l'occasion de la "Semaine de la médiation", la Fondation pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités souhaite mettre en avant cette possibilité trop méconnue selon elle, à laquelle peu ont recours. Dans le but de faciliter cette pratique, un "bureau de pré-médiation" a même été créé au sein de la fondation l'an dernier.

La multiplication des mariages internationaux, corollaire de la migration, entraîne son lot d'évènements tragiques en cas de divorce houleux, parfois sous la forme de l'enlèvement d'un enfant. On parle d'"enlèvement parental international" lorsqu'un parent décide de s'enfuir à l'étranger avec son enfant sans le consentement de l'autre parent. Plus d'un dossier sur cinq traités chaque année par Child Focus concerne de tels faits, indique l'organisation jeudi. Dans une large majorité de cas, il s'agit d'enlèvements intra-européens. Et 75% des médiations entamées dans un tel cadre (enlèvement parental international en Europe) débouchent sur un accord au moins partiel.

"Pour résoudre ce genre de conflit, intenter une action en justice semble être le choix le plus évident, mais cette initiative peut être traumatisante tant pour l'enfant, qui est tiraillé entre ses deux parents, que pour les parents, qui se lancent souvent dans une longue procédure judiciaire", assure la Fondation. Lors d'une médiation, menée par des professionnels, il est pourtant possible de trouver "des solutions acceptables pour les deux parties", des accords qui sont souvent "plus solides" puisqu'ils découlent d'une "démarche volontaire", selon les mots d'Hilde Demarré, policy officer chez Child Focus et médiatrice familiale.

"Pour nous, l'enlèvement est avant tout le résultat d'un conflit familial, et nous allons donc essayer de trouver une solution pour ce conflit familial qu'il y a derrière", ajoute-t-elle. C'est notamment le rôle de Child Focus de recommander une médiation quand elle peut aider. Grâce au bureau de "pré-médiation" qui y a été créé l'an dernier, "on fait le premier relais, on prépare la médiation, de telle sorte que les médiateurs puissent se concentrer sur le travail en lui-même", explique Hilde Demarré. "Nous recommandons des médiateurs du réseau Missing Children Europe, il y en a alors deux sur chaque dossier, un dans chaque pays". L'organisation n'est pas des plus simples, et a un certain coût, qui "dépend des médiateurs, indépendants": il faut penser aux déplacements des médiateurs, du parent délaissé... Mais les résultats sont là, assure-t-elle.

A l'occasion de la "Semaine de la médiation", la Fondation pour Enfants Disparus et Sexuellement Exploités souhaite mettre en avant cette possibilité trop méconnue selon elle, à laquelle peu ont recours. Dans le but de faciliter cette pratique, un "bureau de pré-médiation" a même été créé au sein de la fondation l'an dernier. La multiplication des mariages internationaux, corollaire de la migration, entraîne son lot d'évènements tragiques en cas de divorce houleux, parfois sous la forme de l'enlèvement d'un enfant. On parle d'"enlèvement parental international" lorsqu'un parent décide de s'enfuir à l'étranger avec son enfant sans le consentement de l'autre parent. Plus d'un dossier sur cinq traités chaque année par Child Focus concerne de tels faits, indique l'organisation jeudi. Dans une large majorité de cas, il s'agit d'enlèvements intra-européens. Et 75% des médiations entamées dans un tel cadre (enlèvement parental international en Europe) débouchent sur un accord au moins partiel. "Pour résoudre ce genre de conflit, intenter une action en justice semble être le choix le plus évident, mais cette initiative peut être traumatisante tant pour l'enfant, qui est tiraillé entre ses deux parents, que pour les parents, qui se lancent souvent dans une longue procédure judiciaire", assure la Fondation. Lors d'une médiation, menée par des professionnels, il est pourtant possible de trouver "des solutions acceptables pour les deux parties", des accords qui sont souvent "plus solides" puisqu'ils découlent d'une "démarche volontaire", selon les mots d'Hilde Demarré, policy officer chez Child Focus et médiatrice familiale. "Pour nous, l'enlèvement est avant tout le résultat d'un conflit familial, et nous allons donc essayer de trouver une solution pour ce conflit familial qu'il y a derrière", ajoute-t-elle. C'est notamment le rôle de Child Focus de recommander une médiation quand elle peut aider. Grâce au bureau de "pré-médiation" qui y a été créé l'an dernier, "on fait le premier relais, on prépare la médiation, de telle sorte que les médiateurs puissent se concentrer sur le travail en lui-même", explique Hilde Demarré. "Nous recommandons des médiateurs du réseau Missing Children Europe, il y en a alors deux sur chaque dossier, un dans chaque pays". L'organisation n'est pas des plus simples, et a un certain coût, qui "dépend des médiateurs, indépendants": il faut penser aux déplacements des médiateurs, du parent délaissé... Mais les résultats sont là, assure-t-elle.