La manifestion antiraciste bruxelloise, organisée le 7 juin à l'encontre des conditions sanitaires, est devenue un incident politique. Qui a donné lieu à une série de questions, ce jeudi après-midi en séance plénière de la Chambre. "Le bourgmestre de Bruxelles est responsable, clame Tim Vandeput (Open VLD). Si on devait assister à une nouvelle hausse des contaminations, la première question à poser dans les hôpitaux sera: étiez-vous présent le 7 juin à Bruxelles? La facture devrait être envoyée à la Ville de Bruxelles." "Contrairement à ce le bourgmestre avait promis au ministre de l'Intérieur, les conditions n'étaient pas en ordre", souligne Frank Demon (CD&V). "Tous les appels à l'interdiction n'ont pas été entendu, je déplore ce manque de courage politique", appuie Michel De Maegd (MR).

Catherine Fonck, dont le CDH est dans l'opposition à tous les niveaux de pouvoir, n'épargne, quant à elle, personne: "Votre gouvernement, à défaut de prise de décision responsable, pouvait et devait l'interdire." Cela décrédibilise complètement le message de responsabilité individuelle lancé par le Conseil national de sécurité, estime-t-elle. Comment, ensuite, dire aux gens qu'ils ne peuvent pas voir plus de dix personnes? La cause est noble, répètent les intervenants. "Mais il y a visiblement différents types de noblesse", ironise Peter De Roover (N-VA)dans: le même temps, de nombreuses autres activités nobles ne peuvent toujours pas être exercées.

"La lutte contre le racisme ne doit souffir d'aucun compromis, entame Sophie Wilmès dans sa réponse. La cause est juste." Mais les conditions sanitaires recommandaient d'interdire une telle manifestation. "A l'issue du Conseil national de sécurité, j'ai très clairement dit que ce rassemblement contrevenait aux mesures prises par ce même Conseil. Je l'ai indiqué clairement en conférence de presse, contrairement à ce que d'aucuns prétendent à la tribune de certains parlements." Une pique irritée directement adressée au ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS). Finalement, regrette-t-elle, la ville de Bruxelles a autorisé une manifestation statique "sans concertation préalable avec le ministre de l'Intérieur". Sophie Wilmès ne répond toutefois pas clairement à la question de savoir si elle aurait pu ou dû l'interdire elle-même la manifestation.

La Première ministre évoque encore la réunion "constructive et apaisée" tenue mardi 9 juin avec le bourgmestre Philippe Close, à l'issue de laquelle un communiqué commun a reconnu que l'événement contrevenait aux règles sanitaires. "Ce message vaut pour toutes les villes et communes de Belgique", insiste-t-elle. Le prochain Conseil national de sécurité se penchera sur la question, mais non pour décider d'exceptions à la règle, bien pour voir comment auroriser certaines expressions pbliques dans le respect de celles-ci.

Le bourgmestre de Bruxelles est "incompétent" et le ministre-président bruxellois "a menti", fustige Peter De Roover (N-VA).

De façon significative, aucune intervention du PS ou d'Ecolo n'a eu lieu sur le sujet.

La manifestion antiraciste bruxelloise, organisée le 7 juin à l'encontre des conditions sanitaires, est devenue un incident politique. Qui a donné lieu à une série de questions, ce jeudi après-midi en séance plénière de la Chambre. "Le bourgmestre de Bruxelles est responsable, clame Tim Vandeput (Open VLD). Si on devait assister à une nouvelle hausse des contaminations, la première question à poser dans les hôpitaux sera: étiez-vous présent le 7 juin à Bruxelles? La facture devrait être envoyée à la Ville de Bruxelles." "Contrairement à ce le bourgmestre avait promis au ministre de l'Intérieur, les conditions n'étaient pas en ordre", souligne Frank Demon (CD&V). "Tous les appels à l'interdiction n'ont pas été entendu, je déplore ce manque de courage politique", appuie Michel De Maegd (MR).Catherine Fonck, dont le CDH est dans l'opposition à tous les niveaux de pouvoir, n'épargne, quant à elle, personne: "Votre gouvernement, à défaut de prise de décision responsable, pouvait et devait l'interdire." Cela décrédibilise complètement le message de responsabilité individuelle lancé par le Conseil national de sécurité, estime-t-elle. Comment, ensuite, dire aux gens qu'ils ne peuvent pas voir plus de dix personnes? La cause est noble, répètent les intervenants. "Mais il y a visiblement différents types de noblesse", ironise Peter De Roover (N-VA)dans: le même temps, de nombreuses autres activités nobles ne peuvent toujours pas être exercées. "La lutte contre le racisme ne doit souffir d'aucun compromis, entame Sophie Wilmès dans sa réponse. La cause est juste." Mais les conditions sanitaires recommandaient d'interdire une telle manifestation. "A l'issue du Conseil national de sécurité, j'ai très clairement dit que ce rassemblement contrevenait aux mesures prises par ce même Conseil. Je l'ai indiqué clairement en conférence de presse, contrairement à ce que d'aucuns prétendent à la tribune de certains parlements." Une pique irritée directement adressée au ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS). Finalement, regrette-t-elle, la ville de Bruxelles a autorisé une manifestation statique "sans concertation préalable avec le ministre de l'Intérieur". Sophie Wilmès ne répond toutefois pas clairement à la question de savoir si elle aurait pu ou dû l'interdire elle-même la manifestation.La Première ministre évoque encore la réunion "constructive et apaisée" tenue mardi 9 juin avec le bourgmestre Philippe Close, à l'issue de laquelle un communiqué commun a reconnu que l'événement contrevenait aux règles sanitaires. "Ce message vaut pour toutes les villes et communes de Belgique", insiste-t-elle. Le prochain Conseil national de sécurité se penchera sur la question, mais non pour décider d'exceptions à la règle, bien pour voir comment auroriser certaines expressions pbliques dans le respect de celles-ci.Le bourgmestre de Bruxelles est "incompétent" et le ministre-président bruxellois "a menti", fustige Peter De Roover (N-VA).De façon significative, aucune intervention du PS ou d'Ecolo n'a eu lieu sur le sujet.