La résolution dénonce notamment les détentions arbitraires, le travail forcé, le transfert de travailleurs vers d'autres divisions administratives chinoises et le fait que des marques connues bénéficient indirectement de cette main-d'?uvre, a expliqué la députée cdH Anne-Catherine Goffinet. Concrètement, le texte demande au gouvernement régional "de prendre une série d'initiatives visant à mettre fin à cette situation contraire à la dignité humaine et de promouvoir la défense des droits humains dans ses relations avec la République populaire de Chine", a-t-elle ajouté. "Travail forcé, stérilisation, violences physiques et psychologiques... Nous souhaitons condamner le plus fermement possible les agissements du gouvernement chinois vis-à-vis des minorités de la région", a ajouté Sabine Laruelle (MR) en soulignant la volonté des partis signataires de la résolution "d'accroitre la visibilité de ce combat et d'y apporter un appui parlementaire". "Il est important d'insister aux niveaux belge et européen, dans le cadre de l'accord de principe pour un accord global sur les investissements entre l'Union européenne et la Chine conclu le 30 décembre dernier, sur l'importance d'engagements contraignants pour les droits sociaux, environnementaux, climatiques, les droits humains et du travail, en particulier la signature par la Chine des conventions de l'Organisation internationale du travail sur le travail forcé et l'abolition du travail forcé", a enchaîné la députée régionale Ecolo Hélène Ryckmans. "Nous ne pouvons qu'espérer que ce texte, qui ne fait que rappeler l'attachement aux droits fondamentaux, sera soutenu par l'ensemble des parlementaires wallons", a de son côté souligné Maxime Hardy (PS). Ses espoirs ont rapidement été douchés par le PTB qui a défendu son abstention au nom du "pacifisme". "Nous sommes évidemment inquiets de la situation au Xinjiang mais nous nous opposons à une instrumentalisation et à une politisation des droits de l'homme", a justifié le député de la gauche radicale Jori Dupont. "Ne nous laissons pas entraîner dans une nouvelle guerre froide menée par les Etats-Unis qui ne reculent devant rien pour préparer les esprits à la guerre", a-t-il ajouté, suscitant la réprobation des autres partis. "La ficelle est un peu grosse. Vous n'avez jamais condamné la guerre en Syrie. Que vous vous disiez aujourd'hui pacifistes me paraît vraiment inacceptable", a ainsi rétorqué Hélène Ryckmans tandis que pour le MR, Charles Gardier rappelait "n'avoir de leçons à recevoir de personne" en matière de défense des droits de l'homme. (Belga)

La résolution dénonce notamment les détentions arbitraires, le travail forcé, le transfert de travailleurs vers d'autres divisions administratives chinoises et le fait que des marques connues bénéficient indirectement de cette main-d'?uvre, a expliqué la députée cdH Anne-Catherine Goffinet. Concrètement, le texte demande au gouvernement régional "de prendre une série d'initiatives visant à mettre fin à cette situation contraire à la dignité humaine et de promouvoir la défense des droits humains dans ses relations avec la République populaire de Chine", a-t-elle ajouté. "Travail forcé, stérilisation, violences physiques et psychologiques... Nous souhaitons condamner le plus fermement possible les agissements du gouvernement chinois vis-à-vis des minorités de la région", a ajouté Sabine Laruelle (MR) en soulignant la volonté des partis signataires de la résolution "d'accroitre la visibilité de ce combat et d'y apporter un appui parlementaire". "Il est important d'insister aux niveaux belge et européen, dans le cadre de l'accord de principe pour un accord global sur les investissements entre l'Union européenne et la Chine conclu le 30 décembre dernier, sur l'importance d'engagements contraignants pour les droits sociaux, environnementaux, climatiques, les droits humains et du travail, en particulier la signature par la Chine des conventions de l'Organisation internationale du travail sur le travail forcé et l'abolition du travail forcé", a enchaîné la députée régionale Ecolo Hélène Ryckmans. "Nous ne pouvons qu'espérer que ce texte, qui ne fait que rappeler l'attachement aux droits fondamentaux, sera soutenu par l'ensemble des parlementaires wallons", a de son côté souligné Maxime Hardy (PS). Ses espoirs ont rapidement été douchés par le PTB qui a défendu son abstention au nom du "pacifisme". "Nous sommes évidemment inquiets de la situation au Xinjiang mais nous nous opposons à une instrumentalisation et à une politisation des droits de l'homme", a justifié le député de la gauche radicale Jori Dupont. "Ne nous laissons pas entraîner dans une nouvelle guerre froide menée par les Etats-Unis qui ne reculent devant rien pour préparer les esprits à la guerre", a-t-il ajouté, suscitant la réprobation des autres partis. "La ficelle est un peu grosse. Vous n'avez jamais condamné la guerre en Syrie. Que vous vous disiez aujourd'hui pacifistes me paraît vraiment inacceptable", a ainsi rétorqué Hélène Ryckmans tandis que pour le MR, Charles Gardier rappelait "n'avoir de leçons à recevoir de personne" en matière de défense des droits de l'homme. (Belga)