En 2017 (dernières données disponibles), parmi les 117.318 nouveaux retraités du privé, 13,5% étaient encore actifs. Les autres cumulaient une activité et des "périodes assimilées" (chômage, incapacité de travail, invalidité, etc., mais aussi travail à temps partiel) dans 22,6% des cas, ou étaient totalement en périodes assimilées (63,8%).

Les statistiques sont impressionnantes. La situation s'est toutefois améliorée au cours de la dernière législature. En 2014, seuls 12,2% des salariés admis à la pension étaient encore totalement actifs tandis que 70% ne travaillaient plus du tout. Malgré tout, le phénomène reste inquiétant et n'est pas sans impact sur le montant des retraites. En effet, le niveau de cotisation varie en fonction des situations et dans le temps.

Le prochain gouvernement devra donc se saisir du problème, prévient Le Soir. Et prévoir différentes mesures permettant aux plus de 55 ans de rester actifs jusqu'au bout. Tâches et fonctions aménagées, réduction du temps de travail, transmission des connaissances, pensions anticipées, protection contre le licenciement... Les pistes ne manquent pas.