Pour améliorer la limitation des déplacements, plusieurs pays développent des dispositifs innovants de surveillance et de traçage numérique utilisant des téléphones portables personnels et des capteurs de proximité basés sur la technologie Bluetooth. "Cela a d'énormes conséquences sur la vie privée et nécessitera une réglementation rigoureuse pour garantir le respect des droits de l'homme et de l'Etat de droit", a déclaré M. Daems (Open Vld), cité dans un communiqué. Il rappelle que la Convention européenne des droits de l'homme exige que les mesures de surveillance aient une base juridique et soient nécessaires et proportionnées à leur objectif. La collecte, le traitement et le stockage automatisés des données doivent satisfaire aux normes de la Convention 108+, récemment modernisée. "Les États doivent s'assurer que ces exigences sont respectées avant d'introduire des mesures de localisation et de traçage, et doivent instaurer la confiance du public dès le départ", insiste le président de l'APCE. Il reconnaît que "des crises exceptionnelles justifient des mesures exceptionnelles, mais elles doivent se limiter à l'objectif en termes de portée et de durée, et respecter les droits fondamentaux." "En éradiquant un fléau, nous ne devons pas ouvrir la porte à un avenir orwellien de surveillance personnelle constante, suivant chacun de nos mouvements à des fins inconnues et non justifiées", a-t-il conclu. Mercredi encore, la Commission européenne a recommandé aux Etats membres une boîte à outils commune pour l'utilisation des applications mobiles et des données mobiles dans la lutte contre la pandémie de coronavirus. "Les règles européennes en matière de protection des données sont les plus rigoureuses au monde, et elles sont aussi adaptées à cette crise, avec les exceptions et la souplesse qu'elles prévoient. Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités chargées de la protection des données, et nous présenterons bientôt des orientations sur les implications en matière de vie privée", a indiqué le commissaire Didier Reynders. La Commission a déjà entamé le dialogue avec les opérateurs de téléphonie mobile le 23 mars, avec l'intention de couvrir tous les États membres. Les données seront entièrement anonymisées et transmises au Centre commun de recherche (JRC) à des fins de traitement et de modélisation. Elles ne seront pas communiquées à des tiers et ne seront conservées que pendant la durée de la crise. (Belga)

Pour améliorer la limitation des déplacements, plusieurs pays développent des dispositifs innovants de surveillance et de traçage numérique utilisant des téléphones portables personnels et des capteurs de proximité basés sur la technologie Bluetooth. "Cela a d'énormes conséquences sur la vie privée et nécessitera une réglementation rigoureuse pour garantir le respect des droits de l'homme et de l'Etat de droit", a déclaré M. Daems (Open Vld), cité dans un communiqué. Il rappelle que la Convention européenne des droits de l'homme exige que les mesures de surveillance aient une base juridique et soient nécessaires et proportionnées à leur objectif. La collecte, le traitement et le stockage automatisés des données doivent satisfaire aux normes de la Convention 108+, récemment modernisée. "Les États doivent s'assurer que ces exigences sont respectées avant d'introduire des mesures de localisation et de traçage, et doivent instaurer la confiance du public dès le départ", insiste le président de l'APCE. Il reconnaît que "des crises exceptionnelles justifient des mesures exceptionnelles, mais elles doivent se limiter à l'objectif en termes de portée et de durée, et respecter les droits fondamentaux." "En éradiquant un fléau, nous ne devons pas ouvrir la porte à un avenir orwellien de surveillance personnelle constante, suivant chacun de nos mouvements à des fins inconnues et non justifiées", a-t-il conclu. Mercredi encore, la Commission européenne a recommandé aux Etats membres une boîte à outils commune pour l'utilisation des applications mobiles et des données mobiles dans la lutte contre la pandémie de coronavirus. "Les règles européennes en matière de protection des données sont les plus rigoureuses au monde, et elles sont aussi adaptées à cette crise, avec les exceptions et la souplesse qu'elles prévoient. Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités chargées de la protection des données, et nous présenterons bientôt des orientations sur les implications en matière de vie privée", a indiqué le commissaire Didier Reynders. La Commission a déjà entamé le dialogue avec les opérateurs de téléphonie mobile le 23 mars, avec l'intention de couvrir tous les États membres. Les données seront entièrement anonymisées et transmises au Centre commun de recherche (JRC) à des fins de traitement et de modélisation. Elles ne seront pas communiquées à des tiers et ne seront conservées que pendant la durée de la crise. (Belga)