La priorité pour la Ligue des familles est de mettre fin au tabou autour de la période de post-partum, qui suit l'accouchement. "Parler des lochies (saignements abondants suite à l'accouchement), des tranchées (contractions douloureuses permettant à l'utérus de retrouver sa taille normale), de la cicatrisation douloureuse suite à une déchirure, une épisiotomie ou une césarienne, des fuites urinaires et des autres suites de l'accouchement est plus difficile que d'aborder toutes les joies de la maternité. Mais nommer ces difficultés permet de les normaliser et donne aux femmes la possibilité d'en parler plus facilement", observe-t-elle. Le Covid-19 a accru les difficultés et la solitude des mères qui viennent d'accoucher, poursuit l'organisation, mentionnant les difficultés physiques, le traumatisme d'un accouchement qui s'est mal passé, l'isolement des femmes dans les semaines et mois qui suivent la naissance ou encore la dépression post-partum. "Permettre aux femmes de mieux vivre leur post-partum, c'est aussi ne pas les laisser seules pendant des semaines avec leur bébé et toutes ces difficultés à gérer", observe La Ligue des familles, qui plaide pour un congé de paternité, et de co-maternité, de 15 semaines, comme le congé de maternité. L'allongement du congé à 20 jours, soit 4 semaines, d'ici 2023 est "une avancée positive", "mais cela ne peut pas s'arrêter là: plus de deux tiers des parents, femmes comme hommes, réclament d'ores et déjà un allongement à 15 semaines", plaide la Ligue. Enfin, il est nécessaire d'allonger le congé de maternité, l'un des plus courts d'Europe, et de mieux accompagner les femmes après leur retour à la maison, conclut l'organisation. (Belga)

La priorité pour la Ligue des familles est de mettre fin au tabou autour de la période de post-partum, qui suit l'accouchement. "Parler des lochies (saignements abondants suite à l'accouchement), des tranchées (contractions douloureuses permettant à l'utérus de retrouver sa taille normale), de la cicatrisation douloureuse suite à une déchirure, une épisiotomie ou une césarienne, des fuites urinaires et des autres suites de l'accouchement est plus difficile que d'aborder toutes les joies de la maternité. Mais nommer ces difficultés permet de les normaliser et donne aux femmes la possibilité d'en parler plus facilement", observe-t-elle. Le Covid-19 a accru les difficultés et la solitude des mères qui viennent d'accoucher, poursuit l'organisation, mentionnant les difficultés physiques, le traumatisme d'un accouchement qui s'est mal passé, l'isolement des femmes dans les semaines et mois qui suivent la naissance ou encore la dépression post-partum. "Permettre aux femmes de mieux vivre leur post-partum, c'est aussi ne pas les laisser seules pendant des semaines avec leur bébé et toutes ces difficultés à gérer", observe La Ligue des familles, qui plaide pour un congé de paternité, et de co-maternité, de 15 semaines, comme le congé de maternité. L'allongement du congé à 20 jours, soit 4 semaines, d'ici 2023 est "une avancée positive", "mais cela ne peut pas s'arrêter là: plus de deux tiers des parents, femmes comme hommes, réclament d'ores et déjà un allongement à 15 semaines", plaide la Ligue. Enfin, il est nécessaire d'allonger le congé de maternité, l'un des plus courts d'Europe, et de mieux accompagner les femmes après leur retour à la maison, conclut l'organisation. (Belga)