"Les femmes doivent pouvoir faire ce choix librement et bénéficier de toute l'aide médicale adéquate", appuie l'association. Actuellement, l'IVG n'est en effet que partiellement dépénalisée chez nous. L'acte reste inscrit dans le Code pénal, dans ses articles 350 et 351. Après modification apportée en 1990, il est cependant stipulé qu'il n'y a pas infraction dans certaines conditions, qui impliquent la volonté explicite de la mère d'interrompre la grossesse, le fait que cette interruption ait lieu "avant la fin de la douzième semaine de la conception", ainsi que des conditions optimales d'encadrement médical et d'information de la femme enceinte sur les alternatives et les risques. Au-delà du délai maximal prévu de 12 semaines, une IVG n'est autorisée que si la poursuite de la grossesse représente un "péril grave" pour la santé de la mère ou quand une affection incurable est diagnostiquée au bébé à naître. Récemment, un sondage mené à la demande du Centre d'action laïque (CAL) a montré qu'une grosse majorité des Belges ignore en réalité que l'avortement en tant que tel reste un délit. Il est "excusé à certaines conditions", selon les mots de la Ligue des droits de l'Homme. L'association considère que "la question de l'IVG doit être envisagée sous l'angle de la santé publique", et du droit des femmes "à l'autonomie et à l'intégrité corporelle". "L'Organisation mondiale de la santé (OMS) inclut de manière explicite l'accès à l'IVG dans les droits sexuels et reproductifs, reconnus comme une composante essentielle du droit à la santé", appuie l'association. Elle rejoint ainsi bien d'autres voix, comme celle des initiateurs de la "Déclaration de Bruxelles", portée par les socialistes Rudy Demotte, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et Isabelle Simonis, ministre des Droits des femmes en FWB. Plusieurs propositions de loi ont été déposées -par DéFI, le PS, Ecolo, le sp.a, l'Open Vld et le PTB- pour aller dans cette direction. Mais l'initiative divise la majorité. Le CD&V y est opposé et verrait d'un très mauvais oeil la constitution d'une majorité de rechange pour voter une loi. "La France a érigé l'IVG comme un droit en 2014, en l'inscrivant dans une loi de santé publique. Le Luxembourg, qui avait une loi très similaire à la loi belge, l'a également sortie de son Code pénal en 2014", rappelle la DH. (Belga)

"Les femmes doivent pouvoir faire ce choix librement et bénéficier de toute l'aide médicale adéquate", appuie l'association. Actuellement, l'IVG n'est en effet que partiellement dépénalisée chez nous. L'acte reste inscrit dans le Code pénal, dans ses articles 350 et 351. Après modification apportée en 1990, il est cependant stipulé qu'il n'y a pas infraction dans certaines conditions, qui impliquent la volonté explicite de la mère d'interrompre la grossesse, le fait que cette interruption ait lieu "avant la fin de la douzième semaine de la conception", ainsi que des conditions optimales d'encadrement médical et d'information de la femme enceinte sur les alternatives et les risques. Au-delà du délai maximal prévu de 12 semaines, une IVG n'est autorisée que si la poursuite de la grossesse représente un "péril grave" pour la santé de la mère ou quand une affection incurable est diagnostiquée au bébé à naître. Récemment, un sondage mené à la demande du Centre d'action laïque (CAL) a montré qu'une grosse majorité des Belges ignore en réalité que l'avortement en tant que tel reste un délit. Il est "excusé à certaines conditions", selon les mots de la Ligue des droits de l'Homme. L'association considère que "la question de l'IVG doit être envisagée sous l'angle de la santé publique", et du droit des femmes "à l'autonomie et à l'intégrité corporelle". "L'Organisation mondiale de la santé (OMS) inclut de manière explicite l'accès à l'IVG dans les droits sexuels et reproductifs, reconnus comme une composante essentielle du droit à la santé", appuie l'association. Elle rejoint ainsi bien d'autres voix, comme celle des initiateurs de la "Déclaration de Bruxelles", portée par les socialistes Rudy Demotte, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et Isabelle Simonis, ministre des Droits des femmes en FWB. Plusieurs propositions de loi ont été déposées -par DéFI, le PS, Ecolo, le sp.a, l'Open Vld et le PTB- pour aller dans cette direction. Mais l'initiative divise la majorité. Le CD&V y est opposé et verrait d'un très mauvais oeil la constitution d'une majorité de rechange pour voter une loi. "La France a érigé l'IVG comme un droit en 2014, en l'inscrivant dans une loi de santé publique. Le Luxembourg, qui avait une loi très similaire à la loi belge, l'a également sortie de son Code pénal en 2014", rappelle la DH. (Belga)