Un journaliste du média en ligne Rappler, fondé par Maria Ressa, a publié sur Twitter des photos de la décision de justice. Citée dans une affaire judiciaire toujours pendante, Mme Ressa est actuellement en liberté après avoir payé une caution. En 2020, elle avait été condamnée pour diffamation. Selon la justice philippine, il n'y a aucun risque que la lauréate profite de la cérémonie de remise dans la capitale norvégienne pour se soustraire à la justice de son pays. Elle est autorisée à s'y rendre pour un déplacement de cinq jours. Elle devra ensuite notifier son retour au pays dans un délai de 24 heures. Fin du mois dernier, le gouvernement philippin s'était opposé à ce que la lauréate se rende à Oslo pour y recevoir son prix, évoquant un "risque de fuite". Maria Ressa, cofondatrice du site internet d'investigation Rappler, et le journaliste russe Dmitri Mouratov ont reçu en octobre le prix Nobel de la paix pour leurs efforts visant à "sauvegarder la liberté d'expression". L'ancienne correspondante de la chaîne américaine CNN avait demandé à la justice de pouvoir se rendre en Norvège pour la cérémonie prévue le 10 décembre prochain. Maria Ressa, 58 ans, a notamment braqué les projecteurs sur les violences accompagnant la campagne antidrogue initiée par le président philippin Rodrigo Duterte, qui, selon les organisations de défense des droits humains, a fait des dizaines de milliers de morts. Depuis que Rodrigo Duterte a été élu chef d'État en 2016, Maria Ressa et son média ont enduré arrestations, poursuites judiciaires et de nombreuses menaces en ligne. Poursuivie dans sept affaires au total, dont une pour laquelle elle risque jusqu'à six ans de prison, la journaliste a taxé celles-ci de "ridicules". (Belga)

Un journaliste du média en ligne Rappler, fondé par Maria Ressa, a publié sur Twitter des photos de la décision de justice. Citée dans une affaire judiciaire toujours pendante, Mme Ressa est actuellement en liberté après avoir payé une caution. En 2020, elle avait été condamnée pour diffamation. Selon la justice philippine, il n'y a aucun risque que la lauréate profite de la cérémonie de remise dans la capitale norvégienne pour se soustraire à la justice de son pays. Elle est autorisée à s'y rendre pour un déplacement de cinq jours. Elle devra ensuite notifier son retour au pays dans un délai de 24 heures. Fin du mois dernier, le gouvernement philippin s'était opposé à ce que la lauréate se rende à Oslo pour y recevoir son prix, évoquant un "risque de fuite". Maria Ressa, cofondatrice du site internet d'investigation Rappler, et le journaliste russe Dmitri Mouratov ont reçu en octobre le prix Nobel de la paix pour leurs efforts visant à "sauvegarder la liberté d'expression". L'ancienne correspondante de la chaîne américaine CNN avait demandé à la justice de pouvoir se rendre en Norvège pour la cérémonie prévue le 10 décembre prochain. Maria Ressa, 58 ans, a notamment braqué les projecteurs sur les violences accompagnant la campagne antidrogue initiée par le président philippin Rodrigo Duterte, qui, selon les organisations de défense des droits humains, a fait des dizaines de milliers de morts. Depuis que Rodrigo Duterte a été élu chef d'État en 2016, Maria Ressa et son média ont enduré arrestations, poursuites judiciaires et de nombreuses menaces en ligne. Poursuivie dans sept affaires au total, dont une pour laquelle elle risque jusqu'à six ans de prison, la journaliste a taxé celles-ci de "ridicules". (Belga)