"Nous allons devoir dissoudre la LND" a déclaré le président de la commission Thein Soe lors d'une réunion avec les partis politiques, ajoutant que ceux qui ont commis des fraudes électorales seront "considérés comme des traîtres". L'armée a pris le pouvoir en Birmanie en février, arrêtant les dirigeants du gouvernement civil, dont Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la Paix en 1991. Les militaires ont justifié la prise de pouvoir en alléguant une fraude électorale généralisée lors des élections générales de novembre, qui ont vu une victoire écrasante pour la LND d'Aung San Suu Kyi alors que les observateurs considèrent le scrutin comme libre et équitable. Les manifestations qui ont suivi le coup d'État se sont heurtées à de violentes représailles de l'armée qui, selon les militants, ont tué plus de 800 personnes. L'annonce de vendredi intervient trois jours avant la première comparution devant la justice d'Aung San Suu Kyi. Ses avocats espèrent enfin avoir accès à leur cliente. "Nous ne savons pas exactement où elle se trouve actuellement, mais la salle d'audience spéciale prévue pour l'audience du 24 mai n'est pas loin de chez elle à Naypyidaw", a déclaré Min Min Soe, l'un des avocats, à dpa. La lauréate du Prix Nobel de la Paix, âgée aujourd'hui de 75 ans, doit répondre de plusieurs infractions, notamment de violations des lois sur le commerce extérieur et d'avoir enfreint les restrictions sur le Covid-19, ainsi que d'avoir violé une loi sur les secrets d'État datant de l'époque coloniale. L'accusation la plus grave concerne une "incitation à la sédition". Depuis le coup d'État, Aung san Suu Kyi n'a plus été vue en public et n'a pas eu accès ses avocats. Dans le même temps, vendredi, des parlementaires de toute la région ont déclaré que les dirigeants militaires birmans avaient ignoré un plan de paix provisoire convenu il y a un mois par l'Association des 10 pays de l'Asie du Sud-Est (ASEAN). Le groupe des parlementaires pour les droits humains de l'ASEAN (APHR) a exhorté les neuf autres États membres de l'organisation à faire pression pour "une mise en ?uvre immédiate et efficace" du plan "et à tenir l'armée responsable de son mépris flagrant" de l'accord. Le chef de la junte birmane Min Aung Hlaing avait marqué son accord au plan qui comprend des appels à la fin de la violence et la visite d'un envoyé régional, lors du sommet de l'ASEAN il y a un mois. (Belga)

"Nous allons devoir dissoudre la LND" a déclaré le président de la commission Thein Soe lors d'une réunion avec les partis politiques, ajoutant que ceux qui ont commis des fraudes électorales seront "considérés comme des traîtres". L'armée a pris le pouvoir en Birmanie en février, arrêtant les dirigeants du gouvernement civil, dont Aung San Suu Kyi, lauréate du prix Nobel de la Paix en 1991. Les militaires ont justifié la prise de pouvoir en alléguant une fraude électorale généralisée lors des élections générales de novembre, qui ont vu une victoire écrasante pour la LND d'Aung San Suu Kyi alors que les observateurs considèrent le scrutin comme libre et équitable. Les manifestations qui ont suivi le coup d'État se sont heurtées à de violentes représailles de l'armée qui, selon les militants, ont tué plus de 800 personnes. L'annonce de vendredi intervient trois jours avant la première comparution devant la justice d'Aung San Suu Kyi. Ses avocats espèrent enfin avoir accès à leur cliente. "Nous ne savons pas exactement où elle se trouve actuellement, mais la salle d'audience spéciale prévue pour l'audience du 24 mai n'est pas loin de chez elle à Naypyidaw", a déclaré Min Min Soe, l'un des avocats, à dpa. La lauréate du Prix Nobel de la Paix, âgée aujourd'hui de 75 ans, doit répondre de plusieurs infractions, notamment de violations des lois sur le commerce extérieur et d'avoir enfreint les restrictions sur le Covid-19, ainsi que d'avoir violé une loi sur les secrets d'État datant de l'époque coloniale. L'accusation la plus grave concerne une "incitation à la sédition". Depuis le coup d'État, Aung san Suu Kyi n'a plus été vue en public et n'a pas eu accès ses avocats. Dans le même temps, vendredi, des parlementaires de toute la région ont déclaré que les dirigeants militaires birmans avaient ignoré un plan de paix provisoire convenu il y a un mois par l'Association des 10 pays de l'Asie du Sud-Est (ASEAN). Le groupe des parlementaires pour les droits humains de l'ASEAN (APHR) a exhorté les neuf autres États membres de l'organisation à faire pression pour "une mise en ?uvre immédiate et efficace" du plan "et à tenir l'armée responsable de son mépris flagrant" de l'accord. Le chef de la junte birmane Min Aung Hlaing avait marqué son accord au plan qui comprend des appels à la fin de la violence et la visite d'un envoyé régional, lors du sommet de l'ASEAN il y a un mois. (Belga)