Une centaine de techniciennes de surface du CHU Brugmann et d'autres membres du personnel solidaires se sont rassemblés à midi devant les portes de l'hôpital. Des messages comme "Stop aux bas salaires" étaient inscrits sur des banderoles et des affiches collées sur les vitres de l'entrée. Une délégation a été reçue par la direction en début d'après-midi. "La direction a proposé des plans de réorganisation du travail pour soulager les travailleurs avec un échéancier de minimum un mois et basés sur des évaluations sur le terrain", explique Nadine Legreve, permanente syndicale CSC pour les hôpitaux publics du réseau Iris. "Le personnel engagé en E2 pourrait être intégré en carrière accélérée en E3 et au bout de 12 ans pourrait entrer en D2, mais l'impact sur certains bonus à l'emploi ou sur les seuils de taxation devait encore être calculé." Le personnel a décidé en assemblée générale de poursuivre la grève mercredi. Il estime que ces mesures sont insuffisantes et qu'il ne s'agit de plus à ce stade que de promesses. Des actions sont régulièrement organisées depuis quelques mois dans les hôpitaux publics sur la question de la revalorisation salariale et de l'engagement de personnel supplémentaire, mais aussi sur celle du refinancement des soins de santé qui implique le niveau fédéral. Depuis début octobre, des arrêts de travail de 30 minutes à une heure ont cours tous les mardis dans le secteur des ALR. Une grève régionale sera organisée à partir de jeudi. Les syndicats CGSP et CSC Services publics déplorent que leurs revendications n'aient pas été reprises dans la déclaration de politique générale du gouvernement bruxellois, malgré les déclarations d'intention préélectorales. Ils demandent d'aligner les salaires des fonctionnaires des pouvoirs locaux sur ceux pratiqués dans les deux autres Régions. (Belga)