M. Saakachvili, qui a dirigé ce pays du Caucase entre 2004 et 2013, refuse depuis 47 jours de s'alimenter pour protester contre son incarcération pour "abus de pouvoir", une condamnation qu'il juge politique. Ses médecins affirment que l'ex-président est en danger de mort et exhortent le gouvernement à le transférer vers un hôpital civil et mieux équipé que l'hôpital-prison où il a été emmené la semaine dernière. Mais le ministre géorgien de la Justice, Rati Bregadze, a affirmé mardi que l'établissement où M. Saakachvili se trouve désormais "possède tous les équipements nécessaires pour contrôler l'état de santé du prisonnier". "A aucun moment Saakachvili a-t-il été privé de l'assistance médicale dont il avait besoin", a-t-il insisté, lors d'une conférence de presse. Ces déclarations interviennent au moment où les inquiétudes grandissent sur l'état de santé de l'ex-président, qui a en outre accusé ses gardiens de l'avoir maltraité physiquement. Ses partisans exigent depuis des semaines sa libération. La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a annoncé mardi avoir ordonné à la Géorgie d'"assurer la sécurité" de M. Saakachvili. Saisie selon une procédure d'urgence, la Cour a demandé le 10 novembre au gouvernement géorgien qu'il "assure la sécurité en prison" de l'ex-chef de l'Etat, qu'il lui administre "les soins médicaux appropriés" et qu'il la renseigne "sur son état de santé", rendant publique cette demande mardi dans un communiqué. Connu pour avoir combattu efficacement la corruption, mais aussi très critiqué pour avoir provoqué une intervention militaire russe en 2008, M. Saakachvili avait quitté la Géorgie en 2013. Il y était retourné le 1er octobre, juste avant des élections municipales remportées par le parti au pouvoir du Rêve géorgien et qualifiées de frauduleuses par l'opposition, dont le Mouvement national uni (MNU) de M. Saakachvili est la figure de proue. Son emprisonnement a encore aggravé la crise politique en Géorgie, qui a commencé avec les législatives de l'an dernier, également remportées de peu par le Rêve géorgien et considérées par l'opposition comme falsifiées. (Belga)

M. Saakachvili, qui a dirigé ce pays du Caucase entre 2004 et 2013, refuse depuis 47 jours de s'alimenter pour protester contre son incarcération pour "abus de pouvoir", une condamnation qu'il juge politique. Ses médecins affirment que l'ex-président est en danger de mort et exhortent le gouvernement à le transférer vers un hôpital civil et mieux équipé que l'hôpital-prison où il a été emmené la semaine dernière. Mais le ministre géorgien de la Justice, Rati Bregadze, a affirmé mardi que l'établissement où M. Saakachvili se trouve désormais "possède tous les équipements nécessaires pour contrôler l'état de santé du prisonnier". "A aucun moment Saakachvili a-t-il été privé de l'assistance médicale dont il avait besoin", a-t-il insisté, lors d'une conférence de presse. Ces déclarations interviennent au moment où les inquiétudes grandissent sur l'état de santé de l'ex-président, qui a en outre accusé ses gardiens de l'avoir maltraité physiquement. Ses partisans exigent depuis des semaines sa libération. La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a annoncé mardi avoir ordonné à la Géorgie d'"assurer la sécurité" de M. Saakachvili. Saisie selon une procédure d'urgence, la Cour a demandé le 10 novembre au gouvernement géorgien qu'il "assure la sécurité en prison" de l'ex-chef de l'Etat, qu'il lui administre "les soins médicaux appropriés" et qu'il la renseigne "sur son état de santé", rendant publique cette demande mardi dans un communiqué. Connu pour avoir combattu efficacement la corruption, mais aussi très critiqué pour avoir provoqué une intervention militaire russe en 2008, M. Saakachvili avait quitté la Géorgie en 2013. Il y était retourné le 1er octobre, juste avant des élections municipales remportées par le parti au pouvoir du Rêve géorgien et qualifiées de frauduleuses par l'opposition, dont le Mouvement national uni (MNU) de M. Saakachvili est la figure de proue. Son emprisonnement a encore aggravé la crise politique en Géorgie, qui a commencé avec les législatives de l'an dernier, également remportées de peu par le Rêve géorgien et considérées par l'opposition comme falsifiées. (Belga)