Le texte prévoit la création d'un comité de coordination à la lutte contre les violences aux femmes. Composé de dix-huit membres, il sera chargé d'élaborer un plan quinquennal de prévention et de lutte contre ces violences. Le décret garantit aussi un financement pérenne des associations de terrain. Au moins cinq collectifs d'associations seront ainsi créés et reconnus pour une période de cinq ans. Ceux-ci seront chargés de mettre en oeuvre le plan d'action. Ils aborderont notamment la question des actions préventives en matière d'égalité hommes-femmes et de lutte contre le sexisme, la problématique des enfants exposés aux violences, les violences sexuelles, les mutilations génitales féminines ainsi que les mariages forcés et les violences liées à l'honneur. Chaque collectif bénéficiera d'un financement public annuel d'au moins 75.000 euros. Ce nouveau décret vise à mettre la Fédération en conformité avec le prescrit de la convention du Conseil de l'Europe relative à la prévention et la lutte contre les violences envers les femmes adoptée en 2011, et entrée en vigueur en 2016 en Belgique. Le décret a été approuvé par la majorité PS-cdH, appuyée par l'opposition Ecolo, DéFI et le PTB. L'opposition MR et les Listes Destexhe se sont abstenues. En Belgique, plus d'une femme sur 4 a subi des violences physiques et/ou sexuelles de la part de son conjoint ou de son ex-conjoint, près de 98% des femmes ont vécu du harcèlement sexiste dans l'espace public, et 18 viols sont commis chaque jour en Wallonie, selon diverses études. (Belga)