En avril dernier, M. Daerden évaluait encore ce trou à 1,5 milliard, soit un doublement par rapport au déficit prévu au budget initial. Mais le dérapage final devrait être encore plus important, a-t-il indiqué lundi en commission du Parlement en réponse à une interpellation de Christophe Magdalijns (DéFI).

Avec la crise, l'activité économique en Belgique a déjà et va encore ralentir cette année, entraînant un chute vertigineuse des recettes TVA. Or, la Fédération Wallonie-Bruxelles tire précisément une grosse part de ses revenus de la TVA. Selon le ministre Daerden, l'impact négatif sur les recettes de la FWB sera d'un peu plus de 1 milliard d'euros, soit une réduction de quelque 10%...

Dans le même temps, la FWB fait face cette année à une augmentation de ses besoins financiers, notamment pour venir en aide aux secteurs culturel, sportif, de la petite enfance, etc., lourdement impactés par la crise. "C'est un choc sans précédent sur les finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles", a reconnu lundi M. Daerden.

Selon lui, il est d'ailleurs probable que le déficit de la FWB soit d'un milliard d'euros chaque année d'ici la fin de la législature, en 2024. Cette évolution devrait entraîner une explosion de sa dette à quelque 14 milliards d'euros à cette même échéance.

La dette de la Fédération pèsera alors 120% de ses recettes, bien au-delà du seuil jugé dangereux de 100%. L'objectif initial était de maintenir ce ratio autour de 75%. Le ministre Daerden, qui jusqu'ici avait toujours dit vouloir limiter la charge d'intérêts de cette dette sous le seuil de 2% des recettes de la FWB, a reconnu lundi qu'elle flirterait l'avenir avec les 3%, à condition toutefois que les taux d'intérêt - aujourd'hui extrêmement bas, ndlr- "restent les mêmes".

En début de mois, face à ces sombres nuages, l'agence de notation Moody's avait dégradé les perspectives de la Fédération Wallonie-Bruxelles, un signal qui devrait logiquement alerter les marchés financiers. "La situation de nos finances n'était déjà pas simple avant la crise (sanitaire). Elle le sera encore plus difficile après la crise, mais cela vaut pour tous les pouvoirs publics...", a tenté de relativiser M. Daerden.

Dans sa réplique, le député Magdalijns, n'a pas caché son inquiétude, notamment quant à l'impact politique de cette situation dans la perspective d'une possible future réforme de l'Etat. "Les francophones arriveront à genoux, affaiblis, à la table des négociations. Si nous sommes demandeurs d'argent, nous serons vulnérables. Il y a donc un effort à faire aujourd'hui pour pouvoir être debout", a-t-il commenté.

La FWB fonctionne en temps normal avec une enveloppe annuelle de quelque 11 milliards d'euros, dont les trois quarts servent à financer l'enseignement. La moitié du budget sert à elle seule à payer les salaires des enseignants.

En avril dernier, M. Daerden évaluait encore ce trou à 1,5 milliard, soit un doublement par rapport au déficit prévu au budget initial. Mais le dérapage final devrait être encore plus important, a-t-il indiqué lundi en commission du Parlement en réponse à une interpellation de Christophe Magdalijns (DéFI). Avec la crise, l'activité économique en Belgique a déjà et va encore ralentir cette année, entraînant un chute vertigineuse des recettes TVA. Or, la Fédération Wallonie-Bruxelles tire précisément une grosse part de ses revenus de la TVA. Selon le ministre Daerden, l'impact négatif sur les recettes de la FWB sera d'un peu plus de 1 milliard d'euros, soit une réduction de quelque 10%... Dans le même temps, la FWB fait face cette année à une augmentation de ses besoins financiers, notamment pour venir en aide aux secteurs culturel, sportif, de la petite enfance, etc., lourdement impactés par la crise. "C'est un choc sans précédent sur les finances de la Fédération Wallonie-Bruxelles", a reconnu lundi M. Daerden. Selon lui, il est d'ailleurs probable que le déficit de la FWB soit d'un milliard d'euros chaque année d'ici la fin de la législature, en 2024. Cette évolution devrait entraîner une explosion de sa dette à quelque 14 milliards d'euros à cette même échéance. La dette de la Fédération pèsera alors 120% de ses recettes, bien au-delà du seuil jugé dangereux de 100%. L'objectif initial était de maintenir ce ratio autour de 75%. Le ministre Daerden, qui jusqu'ici avait toujours dit vouloir limiter la charge d'intérêts de cette dette sous le seuil de 2% des recettes de la FWB, a reconnu lundi qu'elle flirterait l'avenir avec les 3%, à condition toutefois que les taux d'intérêt - aujourd'hui extrêmement bas, ndlr- "restent les mêmes". En début de mois, face à ces sombres nuages, l'agence de notation Moody's avait dégradé les perspectives de la Fédération Wallonie-Bruxelles, un signal qui devrait logiquement alerter les marchés financiers. "La situation de nos finances n'était déjà pas simple avant la crise (sanitaire). Elle le sera encore plus difficile après la crise, mais cela vaut pour tous les pouvoirs publics...", a tenté de relativiser M. Daerden. Dans sa réplique, le député Magdalijns, n'a pas caché son inquiétude, notamment quant à l'impact politique de cette situation dans la perspective d'une possible future réforme de l'Etat. "Les francophones arriveront à genoux, affaiblis, à la table des négociations. Si nous sommes demandeurs d'argent, nous serons vulnérables. Il y a donc un effort à faire aujourd'hui pour pouvoir être debout", a-t-il commenté. La FWB fonctionne en temps normal avec une enveloppe annuelle de quelque 11 milliards d'euros, dont les trois quarts servent à financer l'enseignement. La moitié du budget sert à elle seule à payer les salaires des enseignants.