Même si les compétences de la Fédération n'offrent que peu de leviers directs en matière sociale ou d'emploi, celle-ci entend toutefois contrer tout déterminisme social en limitant les inégalités à l'école, en réduisant les coûts dans l'enseignement supérieur, ou encore en protégeant mieux les enfants. Concrètement, pour y parvenir, un plan quinquennal d'actions devra être adopté en début de chaque législature. Un budget de 1,8 million d'euros sera mobilisé pour la mise en oeuvre de la stratégie qui aura été établie. Une partie de cet argent sera versé à différents opérateurs de terrain. Une cellule administrative (composée de 2 équivalents temps-plein) sera également créée. Elle aura pour tâche de rédiger le plan quinquennal et d'en assurer le suivi. Le nouveau décret prévoit également la constitution d'un conseil d'appui au gouvernement dans la lutte contre la pauvreté. Cette instance de réflexion sera composée de six experts. Trois seront issus des milieux universités, les trois autres étant membres de la société civile. Ceux-ci donneront leur avis sur les plans quinquennaux d'action. Ils pourront aussi, d'initiative, rendre des avis sur l'impact (positif ou négatif) qu'ont les politiques de la Fédération sur la lutte contre la pauvreté. Selon différentes études, la pauvreté affecte ou menace aujourd'hui un Belge sur cinq, une proportion qui atteint même près de 40% dans la capitale. Le décret a été approuvé par la majorité PS-cdH, appuyé par l'opposition Ecolo, DéFI et le PTB. L'opposition MR et les Listes Destexhe se sont abstenues. (Belga)