Cette notification faite lundi par Washington était "un élément de procédure qui était attendu". Néanmoins, "nous le regrettons et cela rend encore plus nécessaire le partenariat franco-chinois sur le climat et la biodiversité", a indiqué la présidence française alors qu'Emmanuel Macron entamait mardi à Shanghai la deuxième journée d'une visite en Chine. La notification par les Etats-Unis à l'ONU, qui ne pouvait intervenir plus tôt en raison d'une clause inscrite dans le texte, enclenche un compte-à-rebours d'un an avant que Washington puisse effectivement quitter l'accord. Ce départ n'aura donc lieu au plus tôt que le 4 novembre 2020, le lendemain de la prochaine élection présidentielle aux Etats-Unis, à l'occasion de laquelle Donald Trump briguera un second mandat. Les Etats-Unis sont le seul pays à se désengager de ce texte signé par 197 pays, jusqu'à la Corée du Nord. La lutte contre le réchauffement climatique doit être un des sujets de l'entretien entre Emmanuel Macron et son homologue chinois Xi Jinping mercredi à Pékin. A cette occasion, les deux hommes devraient signer un texte commun sur le climat et la biodiversité, dont un paragraphe affirmera "l'irréversibilité de l'accord de Paris", selon la présidence. Les deux pays avait décidé de coopérer sur ce sujet, l'une des priorités diplomatiques affichées de Paris, en marge du sommet du G20 de Buenos Aires en novembre 2018. La France doit accueillir le Congrès mondial de la nature de l'UICN à Marseille en juin 2020, avant la tenue de la COP15 biodiversité à Pékin en octobre 2020. (Belga)