"Le risque le plus important est que l'avenir de la Syrie soit déterminé par les positions militaires des uns et des autres", a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, mettant en garde contre "une fragmentation" du pays et le risque terroriste. "Il faut dès à présent engager un processus politique, pour cela il faut sortir des chemins qui n'ont pas permis depuis 2011 d'aboutir à une solution", a insisté M. Le Drian lors d'un point de presse en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU. "C'est pour cette raison que la France souhaite la mise en oeuvre d'un groupe de contact avec pour socle les membres permanents du Conseil de sécurité, et associant les principaux acteurs du conflit", a-t-il poursuivi. Il a précisé que la création de ce groupe serait discutée lors d'une réunion ministérielle du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France) jeudi à New York. Annoncé depuis le mois de juillet par le président français Emmanuel Macron, ce "groupe de contact" peine à se concrétiser, en raison du peu d'appétence des Etats-Unis pour une solution politique en Syrie, et de leur hostilité à parler avec l'Iran, selon des sources diplomatiques. Plusieurs groupes de différents formats ont été créés depuis le début du sanglant conflit syrien en 2011. Le dernier, le Groupe de soutien international à la Syrie (GISS), avait été monté en 2015 et a permis l'adoption d'une feuille de route internationale pour amorcer un règlement politique. Co-présidé par les Etats-Unis et la Russie, le GISS réunissait tous les acteurs impliqués dans le conflit, mais il a périclité après la reprise fin 2016 par le régime de la ville d'Alep, qui a marqué un tournant dans la guerre en faveur de Damas et de ses soutiens. Les négociations politiques entre gouvernement syrien et opposition engagées depuis 2016 à Genève sous l'égide de l'ONU n'ont par ailleurs permis aucune avancée. Les principaux acteurs du conflit, la Russie, l'Iran et la Turquie (qui soutient l'opposition) ont lancé de leur côté un processus de négociations à Astana (Kazakhstan), qui a abouti à une nette baisse de la violence sur le terrain mais n'ont pas abordé les principaux obstacles politiques, dont le sort du président syrien Bachar al-Assad. (Belga)

"Le risque le plus important est que l'avenir de la Syrie soit déterminé par les positions militaires des uns et des autres", a déclaré le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian, mettant en garde contre "une fragmentation" du pays et le risque terroriste. "Il faut dès à présent engager un processus politique, pour cela il faut sortir des chemins qui n'ont pas permis depuis 2011 d'aboutir à une solution", a insisté M. Le Drian lors d'un point de presse en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU. "C'est pour cette raison que la France souhaite la mise en oeuvre d'un groupe de contact avec pour socle les membres permanents du Conseil de sécurité, et associant les principaux acteurs du conflit", a-t-il poursuivi. Il a précisé que la création de ce groupe serait discutée lors d'une réunion ministérielle du Conseil de sécurité (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne et France) jeudi à New York. Annoncé depuis le mois de juillet par le président français Emmanuel Macron, ce "groupe de contact" peine à se concrétiser, en raison du peu d'appétence des Etats-Unis pour une solution politique en Syrie, et de leur hostilité à parler avec l'Iran, selon des sources diplomatiques. Plusieurs groupes de différents formats ont été créés depuis le début du sanglant conflit syrien en 2011. Le dernier, le Groupe de soutien international à la Syrie (GISS), avait été monté en 2015 et a permis l'adoption d'une feuille de route internationale pour amorcer un règlement politique. Co-présidé par les Etats-Unis et la Russie, le GISS réunissait tous les acteurs impliqués dans le conflit, mais il a périclité après la reprise fin 2016 par le régime de la ville d'Alep, qui a marqué un tournant dans la guerre en faveur de Damas et de ses soutiens. Les négociations politiques entre gouvernement syrien et opposition engagées depuis 2016 à Genève sous l'égide de l'ONU n'ont par ailleurs permis aucune avancée. Les principaux acteurs du conflit, la Russie, l'Iran et la Turquie (qui soutient l'opposition) ont lancé de leur côté un processus de négociations à Astana (Kazakhstan), qui a abouti à une nette baisse de la violence sur le terrain mais n'ont pas abordé les principaux obstacles politiques, dont le sort du président syrien Bachar al-Assad. (Belga)