M. Macron est à l'origine du principe, adopté vendredi par les 28, de créer en Europe ces "centres contrôlés" dans les pays où débarquent des migrants, c'est-à-dire, selon la France, en Italie, Espagne et Grèce, sur une base volontaire. S'il en a accepté ce principe, le gouvernement italien reste très réticent et reproche à la France de les proposer sans accepter d'en ouvrir sur son sol. Pour les migrants secourus dans les eaux européennes, l'idée est que ces centres gérés par l'Europe soient rapidement fait le distinguo entre les migrants irréguliers, qui seraient expulsés, et ceux qui peuvent obtenir l'asile. Ces derniers pourraient être répartis dans l'UE, là aussi "sur une base volontaire". Convaincre l'Italie de créer ces centres fermés, où les migrants devraient rester en attendant l'examen de leur cas, avec des contreparties financières et logistiques ainsi que l'assurance d'expulser très vite vers leur pays d'origine les déboutés du droit d'asile, a été le principal point d'achoppement des discussions de la nuit à Bruxelles. Finalement, le chef du gouvernement italien a accepté ce principe mais à condition que leur création se fasse sur une base volontaire et sans indiquer si elle accepterait de les créer réellement. Giuseppe Conte a d'ailleurs démenti vendredi les affirmations du président français selon qui les centres d'accueil pour migrants devaient être créés dans les pays de première entrée. "Il est nulle part écrit dans l'article 6 (de l'accord) que les centres d'accueil en Europe doivent être dans des pays déterminés. Je vous invite à le relire", a souligné M. Conte à l'issue du sommet. (Belga)

M. Macron est à l'origine du principe, adopté vendredi par les 28, de créer en Europe ces "centres contrôlés" dans les pays où débarquent des migrants, c'est-à-dire, selon la France, en Italie, Espagne et Grèce, sur une base volontaire. S'il en a accepté ce principe, le gouvernement italien reste très réticent et reproche à la France de les proposer sans accepter d'en ouvrir sur son sol. Pour les migrants secourus dans les eaux européennes, l'idée est que ces centres gérés par l'Europe soient rapidement fait le distinguo entre les migrants irréguliers, qui seraient expulsés, et ceux qui peuvent obtenir l'asile. Ces derniers pourraient être répartis dans l'UE, là aussi "sur une base volontaire". Convaincre l'Italie de créer ces centres fermés, où les migrants devraient rester en attendant l'examen de leur cas, avec des contreparties financières et logistiques ainsi que l'assurance d'expulser très vite vers leur pays d'origine les déboutés du droit d'asile, a été le principal point d'achoppement des discussions de la nuit à Bruxelles. Finalement, le chef du gouvernement italien a accepté ce principe mais à condition que leur création se fasse sur une base volontaire et sans indiquer si elle accepterait de les créer réellement. Giuseppe Conte a d'ailleurs démenti vendredi les affirmations du président français selon qui les centres d'accueil pour migrants devaient être créés dans les pays de première entrée. "Il est nulle part écrit dans l'article 6 (de l'accord) que les centres d'accueil en Europe doivent être dans des pays déterminés. Je vous invite à le relire", a souligné M. Conte à l'issue du sommet. (Belga)