"Nous restons engagés en faveur du JCPoA (accord de Vienne de 2015, ndlr) et exhortons l'Iran à revenir sur ses décisions contraires à l'accord et à coopérer pleinement avec l'AIEA (Agence internationale de l'énergie atomique), tant dans le cadre du JCPoA que de ses autres obligations nucléaires", a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. Le président iranien Hassan Rohani a annoncé mardi la reprise des activités d'enrichissement dans l'usine de Fordo (180 km au sud de Téhéran), qui avaient été gelées conformément à l'accord de Vienne. La France, cosignataire de l'accord avec le Royaume-Uni, l'Allemagne, la Russie, la Chine et l'Iran, est en première ligne dans les efforts pour tenter de sauver ce texte, menacé depuis sa dénonciation en 2018 par les Etats-Unis, en organisant une rencontre des présidents Donald Trump et Hassan Rohani. "La France reste pleinement engagée en faveur d'une désescalade des tensions", a relevé la porte-parole du Quai d'Orsay, Agnès von der Mühll. Le président français Emmanuel Macron a multiplié les initiatives, notamment lors de l'Assemblée générale des Nations unies en septembre, jusqu'ici en vain, pour obtenir une levée des sanctions américaines qui étranglent l'économie iranienne, en échange d'un retour de Téhéran à ses engagements sur le nucléaire et des négociations plus larges garantissant le renoncement de l'Iran à tout programme atomique à usage militaire et sur son rôle régional. (Belga)