La Fondation Roi Baudouin a lancé en 2012, en collaboration avec le ministre de l'Enseignement supérieur, deux appels à projets. Treize hautes écoles ont alors pris des initiatives pour "mieux outiller les étudiants à la réalité des inégalités sociales et culturelles". De ces projets, la Fondation a ressorti sept compétences-clés que tout futur instituteur devrait renforcer pour mieux accompagner les enfants issus de l'immigration ou de milieux précarisés. L'étudiant doit "prendre conscience de la responsabilité de l'école", en "refusant tout fatalisme". Il doit être capable "d'approcher globalement l'enfant". L'élève "se sent respecté dans tous les aspects de sa personnalité", explique la Fondation dans son rapport 'Voir l'école maternelle en grand', "ses potentialités sont valorisées". L'instituteur ou institutrice devrait aussi être formé à accorder son attention au développement des capacités langagières de tous les enfants, à recourir à des méthodes d'apprentissage qui font apprendre tous les enfants et à travailler en équipe. Il faut aussi apprendre à développer des relations de qualité avec les parents et acquérir une capacité d'analyse. Alors que le taux d'inscription dans l'enseignement préscolaire en Fédération Wallonie-Bruxelles, accessible dès deux ans et demi, approche les 100%, ce large accès ne semble pas suffire, pointe la Fondation. Dès la première primaire, les enfants issus de milieux défavorisés accumulent davantage de retard que les autres. Ce constat ne fait que se renforcer par la suite, déplore-t-elle. Elle plaide pour un meilleur accueil et accompagnement des enfants, afin que les inégalités sociales ne se transforment plus en inégalités scolaires. (Belga)