Deuxième calotte glaciaire après l'Antarctique, avec une surface de près de 1,8 million de km2, la couche de glace qui recouvre le Groenland suscite l'inquiétude des scientifiques, alors que le réchauffement dans l'Arctique est trois fois plus rapide qu'ailleurs dans le monde. Elle contient au total de quoi élever les océans de six à sept mètres. De nombreuses équipes scrutent son évolution, mais l'étude publiée dans la revue Nature Communications est la première à s'appuyer notamment sur des observations satellitaires de l'Agence spatiale européenne et conclut que la fonte a augmenté de 21% en 40 ans. Elle a atteint 3.500 milliards de tonnes depuis 2011, dont les deux tiers au cours des seuls étés 2012 et 2019, selon l'étude. Les données satellites ont en effet mis en évidence d'importantes variations dans les rythmes de fonte, fortement accentués par des épisodes caniculaires, plus encore que par le réchauffement progressif. "Comme ailleurs dans le monde, le Groenland est vulnérable à l'augmentation des événements météo extrêmes", a souligné l'auteur principal de l'étude Thomas Slater, de l'université britannique de Leeds. Et l'observation satellitaire a permis d'estimer rapidement et avec précision la perte sur une année donnée et de la traduire en incidence sur la montée du niveau de la mer, selon les chercheurs, qui écrivent que cette méthode "permettra de mieux comprendre les processus complexes de fonte des glaces". "Les estimations modélisées suggèrent que la calotte groenlandaise contribuera d'ici 2100 à faire monter les océans d'entre 3 et 23 centimètres," a expliqué Amber Leeson de l'université britannique de Lancaster et co-auteure de l'étude. (Belga)

Deuxième calotte glaciaire après l'Antarctique, avec une surface de près de 1,8 million de km2, la couche de glace qui recouvre le Groenland suscite l'inquiétude des scientifiques, alors que le réchauffement dans l'Arctique est trois fois plus rapide qu'ailleurs dans le monde. Elle contient au total de quoi élever les océans de six à sept mètres. De nombreuses équipes scrutent son évolution, mais l'étude publiée dans la revue Nature Communications est la première à s'appuyer notamment sur des observations satellitaires de l'Agence spatiale européenne et conclut que la fonte a augmenté de 21% en 40 ans. Elle a atteint 3.500 milliards de tonnes depuis 2011, dont les deux tiers au cours des seuls étés 2012 et 2019, selon l'étude. Les données satellites ont en effet mis en évidence d'importantes variations dans les rythmes de fonte, fortement accentués par des épisodes caniculaires, plus encore que par le réchauffement progressif. "Comme ailleurs dans le monde, le Groenland est vulnérable à l'augmentation des événements météo extrêmes", a souligné l'auteur principal de l'étude Thomas Slater, de l'université britannique de Leeds. Et l'observation satellitaire a permis d'estimer rapidement et avec précision la perte sur une année donnée et de la traduire en incidence sur la montée du niveau de la mer, selon les chercheurs, qui écrivent que cette méthode "permettra de mieux comprendre les processus complexes de fonte des glaces". "Les estimations modélisées suggèrent que la calotte groenlandaise contribuera d'ici 2100 à faire monter les océans d'entre 3 et 23 centimètres," a expliqué Amber Leeson de l'université britannique de Lancaster et co-auteure de l'étude. (Belga)