Le contrôle des mosquées est actuellement une tâche de la Sûreté de l'Etat. Mais la confiance en ce service fédéral a été ébranlée par l'affaire de la mosquée Al Ihsaan, à Louvain, écrivent les quotidiens.

La mosquée avait été critiquée en 2017 après les déclarations d'un imam justifiant la violence physique envers les femmes "qui se comportent mal". Le lieu de culte avait alors été fermé préventivement. Depuis décembre, l'homme est à nouveau actif dans la mosquée.

Fin juillet l'ex-ministre flamande des Affaires intérieures Liesbeth Homans (N-VA) avait débuté une procédure visant à retirer à la mosquée sa reconnaissance officielle, se basant sur un rapport de la Sûreté de l'Etat.

Mais en août, dans une deuxième note, la Sûreté est revenue sur ses positions, indiquant que l'établissement avait rompu les contacts avec l'imam depuis le mois de février. La mosquée n'est donc plus considérée comme extrémiste.

Le nouveau gouvernement flamand estime néanmoins que les informations ont été transmises trop tardivement et que la confiance est brisée. L'accord de gouvernement prévoit de mettre sur pied un service régional de screening des mosquées.