Organisée à l'invitation du ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA), cette première rencontre officielle s'est déroulée dans une ambiance "chaleureuse et constructive", selon les participants, ceux-ci ayant pris soin de laisser pour l'heure les sujets les plus sensibles de côté.

"Si l'on a des divergences sur certains sujets, il y en a aussi aussi pour lesquels nous avons des convergences", a insisté le ministre-président francophone, Pierre-Yves Jeholet (MR), lors d'une conférence de presse commune.

"On veut donner le message qu'on peut travailler ensemble. Dans le contexte (politique) actuel, il est important d'initier ce genre de rencontre", a-t-il défendu.

Cette prise de contact a notamment permis aux deux ministre-présidents de discuter de la clé prévue pour la répartition des recettes des futures licences 5G entre fédéral et entités fédérées.

A l'heure actuelle, celle-ci prévoit que le fédéral touche 80% de ces recettes, contre 20% pour les entités, un partage que la Flandre et la Fédération jugent toutes deux déséquilibré et qu'elles entendent bien renégocier.

MM. Jambon et Jeholet ont aussi évoqué mardi l'avenir d'une série d'accords de coopération noués entre la Flandre et la Communauté française qui viennent bientôt à échéance et que les parties entendent prolonger.

Il en va ainsi d'un accord en matière de coopération culturelle qui vient à terme fin 2020, ainsi que celui passé entre la Flandre, la Fédération, la Région bruxelloise et la commune d'Ixelles au sujet du centre culturel Flagey jusque 2021.

"Nous sommes contents de ces collaborations et notre volonté est de les poursuivre", a assuré le ministre-président flamand, Jan Jambon.

Les deux hommes ont aussi convenu d'améliorer leur collaboration en matière d'échange de professeurs de langue natifs entre nord et sud du pays, tous deux confrontés à un problème de pénurie d'enseignants.

Lancées en 2014, ces possibilités d'échange n'ont à ce jour pas vraiment suscité un grand enthousiasme auprès des enseignants.

"Il n'y a qu'un seul enseignant sur la plate-forme d'échange! Ca ne fonctionne donc pas! ", a reconnu M. Jeholet, désireux de voir avec la Flandre ce qui peut et doit être revu à ce sujet.

En 2018, la Flandre a signé un accord de coopération avec la région française des Hauts-de-France portant notamment sur une plus grande mobilité d'artistes par delà leur frontière.

En 2020, cet accord sera évalué et la Fédération Wallonie-Bruxelles compte bien profiter de l'occasion pour rejoindre ce partenariat, ce à quoi la Flandre se montre tout à fait ouverte.

Enfin, les deux Communautés ont également convenu mardi d'intensifier leur collaboration en matière de suivi des détenus radicalisés après leur sortie de prison, matière pour laquelle elles sont compétentes. Une conférence inter-ministérielle sur la sécurité devrait prochainement aborder ces questions.

"Il existe aujourd'hui des programmes (de réinsertion pour ces détenus) des deux côtés (de la frontière linguistique). On a certainement des choses à apprendre l'un de l'autre", a jugé M. Jambon.

Interrogés sur la question de l'accès aux études de médecine qui a fortement crispé les relations entre nord et sud du pays sous la législature précédente, les deux hommes ont reconnu que le sujet avait sciemment été évité mardi, comme tout autre point litigieux d'ailleurs.

L'objectif ce mardi pour les deux parties semblait clair: (r)établir d'abord des liens de travail et s'accorder sur des dossiers d'intérêt commun, avant d'attaquer les questions plus sensibles plus tard.

"Ceci est une première réunion", a souligné M. Jeholet. "Mais elle aura des prolongements. On mettra alors d'autres sujets sur la table...".

Organisée à l'invitation du ministre-président flamand, Jan Jambon (N-VA), cette première rencontre officielle s'est déroulée dans une ambiance "chaleureuse et constructive", selon les participants, ceux-ci ayant pris soin de laisser pour l'heure les sujets les plus sensibles de côté. "Si l'on a des divergences sur certains sujets, il y en a aussi aussi pour lesquels nous avons des convergences", a insisté le ministre-président francophone, Pierre-Yves Jeholet (MR), lors d'une conférence de presse commune. "On veut donner le message qu'on peut travailler ensemble. Dans le contexte (politique) actuel, il est important d'initier ce genre de rencontre", a-t-il défendu. Cette prise de contact a notamment permis aux deux ministre-présidents de discuter de la clé prévue pour la répartition des recettes des futures licences 5G entre fédéral et entités fédérées. A l'heure actuelle, celle-ci prévoit que le fédéral touche 80% de ces recettes, contre 20% pour les entités, un partage que la Flandre et la Fédération jugent toutes deux déséquilibré et qu'elles entendent bien renégocier. MM. Jambon et Jeholet ont aussi évoqué mardi l'avenir d'une série d'accords de coopération noués entre la Flandre et la Communauté française qui viennent bientôt à échéance et que les parties entendent prolonger. Il en va ainsi d'un accord en matière de coopération culturelle qui vient à terme fin 2020, ainsi que celui passé entre la Flandre, la Fédération, la Région bruxelloise et la commune d'Ixelles au sujet du centre culturel Flagey jusque 2021. "Nous sommes contents de ces collaborations et notre volonté est de les poursuivre", a assuré le ministre-président flamand, Jan Jambon. Les deux hommes ont aussi convenu d'améliorer leur collaboration en matière d'échange de professeurs de langue natifs entre nord et sud du pays, tous deux confrontés à un problème de pénurie d'enseignants. Lancées en 2014, ces possibilités d'échange n'ont à ce jour pas vraiment suscité un grand enthousiasme auprès des enseignants. "Il n'y a qu'un seul enseignant sur la plate-forme d'échange! Ca ne fonctionne donc pas! ", a reconnu M. Jeholet, désireux de voir avec la Flandre ce qui peut et doit être revu à ce sujet. En 2018, la Flandre a signé un accord de coopération avec la région française des Hauts-de-France portant notamment sur une plus grande mobilité d'artistes par delà leur frontière. En 2020, cet accord sera évalué et la Fédération Wallonie-Bruxelles compte bien profiter de l'occasion pour rejoindre ce partenariat, ce à quoi la Flandre se montre tout à fait ouverte. Enfin, les deux Communautés ont également convenu mardi d'intensifier leur collaboration en matière de suivi des détenus radicalisés après leur sortie de prison, matière pour laquelle elles sont compétentes. Une conférence inter-ministérielle sur la sécurité devrait prochainement aborder ces questions. "Il existe aujourd'hui des programmes (de réinsertion pour ces détenus) des deux côtés (de la frontière linguistique). On a certainement des choses à apprendre l'un de l'autre", a jugé M. Jambon. Interrogés sur la question de l'accès aux études de médecine qui a fortement crispé les relations entre nord et sud du pays sous la législature précédente, les deux hommes ont reconnu que le sujet avait sciemment été évité mardi, comme tout autre point litigieux d'ailleurs. L'objectif ce mardi pour les deux parties semblait clair: (r)établir d'abord des liens de travail et s'accorder sur des dossiers d'intérêt commun, avant d'attaquer les questions plus sensibles plus tard. "Ceci est une première réunion", a souligné M. Jeholet. "Mais elle aura des prolongements. On mettra alors d'autres sujets sur la table...".