"La Flandre doit devenir la championne de la période post-corona", a déclaré M. Jambon. La crise a "secoué" la société flamande "mais ne l'a pas mise à genoux", a-t-il ajouté en évoquant la reprise de l'économie et le très bon taux de vaccination au nord du pays. "Nous devons maintenant aller de l'avant et hausser le niveau d'ambition". Le gouvernement flamand avait élaboré l'an passé un plan de relance reposant sur un investissement de 4,3 milliards d'euros destinés à aider la Flandre à surmonter les effets de la crise. Aux yeux du nationaliste, il faut passer à une autre étape. "La priorité absolue, c'est le marché du travail", a-t-il martelé. L'ambition du gouvernement régional est de mettre plus de monde au travail de manière à atteindre un taux d'emploi de 80%. Les autres priorités sont le climat et l'efficacité des pouvoirs publics. Sur le plan budgétaire, l'équipe Jambon vise une diminution de moitié du déficit structurel d'1,8 milliard d'ici la fin de la législature et un retour à l'équilibre en 2027. Pour y arriver, des économies seront réalisées, notamment dans les allocations familiales qui seront indexées d'1% au lieu de 2% et une réduction pour les groupes cible en matière d'emploi qui sera plus sélective. En matière fiscale, des baisses ont été annoncées pour faciliter l'accès à la propriété. Les droits d'enregistrement pour l'habitation propre seront réduits de 6% à 3%. "Ce sera un incitant énorme pour les jeunes Flamands mais aussi les plus âgés à acquérir leur propre maison", a expliqué M. Jambon. Les taux pour une deuxième habitation ou plus seront par contre augmentés. Le système de portabilité -soit la possibilité de reporter le paiement des droits d'enregistrement d'une habitation pour l'acquisition d'une autre habitation- sera progressivement supprimé. Le ministre-président a également évoqué le dossier des pollutions aux PFAS qui agite la Région flamande depuis la révélation des pratiques de la société 3M à Zwijndrecht. "Il faut en finir avec certaines entreprises qui pensent qu'elles peuvent rejeter ce qu'elles veulent dans la nature, et que ce sont les gens qui paieront la facture. Le temps des entreprises qui polluent impunément notre environnement est révolu", a-t-il averti. (Belga)

"La Flandre doit devenir la championne de la période post-corona", a déclaré M. Jambon. La crise a "secoué" la société flamande "mais ne l'a pas mise à genoux", a-t-il ajouté en évoquant la reprise de l'économie et le très bon taux de vaccination au nord du pays. "Nous devons maintenant aller de l'avant et hausser le niveau d'ambition". Le gouvernement flamand avait élaboré l'an passé un plan de relance reposant sur un investissement de 4,3 milliards d'euros destinés à aider la Flandre à surmonter les effets de la crise. Aux yeux du nationaliste, il faut passer à une autre étape. "La priorité absolue, c'est le marché du travail", a-t-il martelé. L'ambition du gouvernement régional est de mettre plus de monde au travail de manière à atteindre un taux d'emploi de 80%. Les autres priorités sont le climat et l'efficacité des pouvoirs publics. Sur le plan budgétaire, l'équipe Jambon vise une diminution de moitié du déficit structurel d'1,8 milliard d'ici la fin de la législature et un retour à l'équilibre en 2027. Pour y arriver, des économies seront réalisées, notamment dans les allocations familiales qui seront indexées d'1% au lieu de 2% et une réduction pour les groupes cible en matière d'emploi qui sera plus sélective. En matière fiscale, des baisses ont été annoncées pour faciliter l'accès à la propriété. Les droits d'enregistrement pour l'habitation propre seront réduits de 6% à 3%. "Ce sera un incitant énorme pour les jeunes Flamands mais aussi les plus âgés à acquérir leur propre maison", a expliqué M. Jambon. Les taux pour une deuxième habitation ou plus seront par contre augmentés. Le système de portabilité -soit la possibilité de reporter le paiement des droits d'enregistrement d'une habitation pour l'acquisition d'une autre habitation- sera progressivement supprimé. Le ministre-président a également évoqué le dossier des pollutions aux PFAS qui agite la Région flamande depuis la révélation des pratiques de la société 3M à Zwijndrecht. "Il faut en finir avec certaines entreprises qui pensent qu'elles peuvent rejeter ce qu'elles veulent dans la nature, et que ce sont les gens qui paieront la facture. Le temps des entreprises qui polluent impunément notre environnement est révolu", a-t-il averti. (Belga)