L'Union européenne a instauré en 2011 un cadre légal pour harmoniser les taxes sur le tabac entre États membres en fixant un droit d'accise minimal sur les cigarettes et le tabac à rouler. L'objectif était de freiner la consommation et de décourager les achats transfrontaliers et la contrebande au sein de l'UE. La consommation de tabac est l'une des principales causes de cancer, une maladie qui tue un Européen sur quatre. Mais plus d'un quart d'adultes - et 29% des jeunes Européens - fument toujours, a constaté la Commission européenne, en exprimant sa profonde inquiétude. Les règles de l'UE ne sont plus adaptées à l'objectif, selon le rapport de la Commission. Elles n'ont joué qu'un rôle limité dans la réduction de la consommation de cigarettes. Elles n'ont en outre que peu joué en faveur d'une harmonisation des prix du tabac entre les États membres, le prix moyen d'un paquet de cigarettes variant de 2,57 à 11,37 euros au sein de l'UE. Cela pousse les fumeurs à acheter leurs cigarettes dans les pays où elles sont moins chères. Et il reste difficile de déterminer si les achats en gros sont bien destinés exclusivement à une consommation personnelle. À titre d'exemple, la France - qui a l'un des prix moyens pour les cigarettes les plus élevés de l'UE - a perdu 1,451 milliard d'euros d'accises entre 2010 et 2016 parce que les fumeurs sont allés faire leurs achats ailleurs, selon le rapport. Il est de notoriété publique que la Belgique est un marché prisé des fumeurs français. Autre particularité belge: le rapport note que l'écart de prix entre les cigarettes et le tabac à rouler y reste élevé, comme au Luxembourg ou en Allemagne. Mais au contraire de pays comme la Bulgarie, la Grèce ou la Suède. "En termes relatifs, il est moins cher en Belgique qu'en Grèce d'acheter du tabac à rouler au lieu de cigarettes", note le rapport. Les problèmes sont aggravés par la prolifération de produits alternatifs, tels que les cigarettes électroniques, qui n'obéissent pas aux mêmes règles fiscales. (Belga)

L'Union européenne a instauré en 2011 un cadre légal pour harmoniser les taxes sur le tabac entre États membres en fixant un droit d'accise minimal sur les cigarettes et le tabac à rouler. L'objectif était de freiner la consommation et de décourager les achats transfrontaliers et la contrebande au sein de l'UE. La consommation de tabac est l'une des principales causes de cancer, une maladie qui tue un Européen sur quatre. Mais plus d'un quart d'adultes - et 29% des jeunes Européens - fument toujours, a constaté la Commission européenne, en exprimant sa profonde inquiétude. Les règles de l'UE ne sont plus adaptées à l'objectif, selon le rapport de la Commission. Elles n'ont joué qu'un rôle limité dans la réduction de la consommation de cigarettes. Elles n'ont en outre que peu joué en faveur d'une harmonisation des prix du tabac entre les États membres, le prix moyen d'un paquet de cigarettes variant de 2,57 à 11,37 euros au sein de l'UE. Cela pousse les fumeurs à acheter leurs cigarettes dans les pays où elles sont moins chères. Et il reste difficile de déterminer si les achats en gros sont bien destinés exclusivement à une consommation personnelle. À titre d'exemple, la France - qui a l'un des prix moyens pour les cigarettes les plus élevés de l'UE - a perdu 1,451 milliard d'euros d'accises entre 2010 et 2016 parce que les fumeurs sont allés faire leurs achats ailleurs, selon le rapport. Il est de notoriété publique que la Belgique est un marché prisé des fumeurs français. Autre particularité belge: le rapport note que l'écart de prix entre les cigarettes et le tabac à rouler y reste élevé, comme au Luxembourg ou en Allemagne. Mais au contraire de pays comme la Bulgarie, la Grèce ou la Suède. "En termes relatifs, il est moins cher en Belgique qu'en Grèce d'acheter du tabac à rouler au lieu de cigarettes", note le rapport. Les problèmes sont aggravés par la prolifération de produits alternatifs, tels que les cigarettes électroniques, qui n'obéissent pas aux mêmes règles fiscales. (Belga)