La FGTB demande notamment une inscription obligatoire sur les chantiers de manière à ce que les services de contrôle sachent qui est au travail et à quel moment. Elle plaide aussi pour des actions contre les entreprises boîtes aux lettres, les faux indépendants et les montages économiques frauduleux. Les services d'inspection doivent par ailleurs disposer de plus de moyens, selon la FGTB.

Deux secteurs sont particulièrement touchés par la problématique: la construction et le transport. "Dans le domaine de la construction en Belgique, il y a 320.000 employés, dont 32% sont détachés. Nous constatons en outre que 25.000 emplois sont passés à la trappe ces dernières années. Les travailleurs locaux perdent leur poste à cause de pratiques déloyales", commente le secrétaire fédéral Construction, Brahim Hilami.

Des représentants du syndicat ont été reçus lundi par le ministre de l'Emploi, Kris Peeters (CD&V), et devaient discuter dans l'après-midi avec différents partis au Parlement fédéral.

"Le ministre Peeters a indiqué comprendre nos exigences et précisé qu'il avait déjà fait plusieurs démarches mais qui se révèlent insuffisantes, selon nous", ajoute Raf De Weerdt. Le syndicaliste relève aussi que tous les partis ne sont pas enthousiastes à l'idée de mettre les propositions du syndicat en pratique. "Si on demande plus d'inspecteurs, il faut que tout le monde soit d'accord. Mais il faut alors aussi engager des gens", poursuit le responsable. "Nous ne comprenons pas qu'on ne fasse pas d'efforts en ce qui concerne les inspections, puisqu'une régularisation dans le domaine amènerait plus de rentrées que le fait d'engager un inspecteur", explique M. Hilami.

Enfin, le syndicat estime que notre pays ne doit pas se réfugier derrière l'Europe. "La Belgique a adopté la directive européenne sur le détachement, mais aucune sanction ne peut être prise. C'est à la Belgique de rendre ces sanctions possibles dans la loi", conclut Brahim Hilami.

La FGTB demande notamment une inscription obligatoire sur les chantiers de manière à ce que les services de contrôle sachent qui est au travail et à quel moment. Elle plaide aussi pour des actions contre les entreprises boîtes aux lettres, les faux indépendants et les montages économiques frauduleux. Les services d'inspection doivent par ailleurs disposer de plus de moyens, selon la FGTB. Deux secteurs sont particulièrement touchés par la problématique: la construction et le transport. "Dans le domaine de la construction en Belgique, il y a 320.000 employés, dont 32% sont détachés. Nous constatons en outre que 25.000 emplois sont passés à la trappe ces dernières années. Les travailleurs locaux perdent leur poste à cause de pratiques déloyales", commente le secrétaire fédéral Construction, Brahim Hilami. Des représentants du syndicat ont été reçus lundi par le ministre de l'Emploi, Kris Peeters (CD&V), et devaient discuter dans l'après-midi avec différents partis au Parlement fédéral. "Le ministre Peeters a indiqué comprendre nos exigences et précisé qu'il avait déjà fait plusieurs démarches mais qui se révèlent insuffisantes, selon nous", ajoute Raf De Weerdt. Le syndicaliste relève aussi que tous les partis ne sont pas enthousiastes à l'idée de mettre les propositions du syndicat en pratique. "Si on demande plus d'inspecteurs, il faut que tout le monde soit d'accord. Mais il faut alors aussi engager des gens", poursuit le responsable. "Nous ne comprenons pas qu'on ne fasse pas d'efforts en ce qui concerne les inspections, puisqu'une régularisation dans le domaine amènerait plus de rentrées que le fait d'engager un inspecteur", explique M. Hilami. Enfin, le syndicat estime que notre pays ne doit pas se réfugier derrière l'Europe. "La Belgique a adopté la directive européenne sur le détachement, mais aucune sanction ne peut être prise. C'est à la Belgique de rendre ces sanctions possibles dans la loi", conclut Brahim Hilami.