Alors que l'Union européenne impose à ses états membres de réduire drastiquement les populations de sangliers, les chasseurs éprouvent de plus en plus de difficultés à écouler leurs venaisons. À la concurrence des producteurs étrangers vient désormais s'ajouter un nouveau facteur : le ralentissement de la consommation de gibier lié à la fermeture de l'Horeca dans le cadre de l'épidémie de coronavirus. "Les établissements de traitement de gibier ont réduit très sensiblement les prix offerts pour le gibier prélevé par les chasseurs. Ils vont plus loin aujourd'hui et lancent un cri d'alerte en demandant explicitement aux chasseurs de réduire leurs prélèvements et en menaçant de ne plus reprendre le gibier des chasses belges", indique le Royal Saint-Hubert Club dans un communiqué. Les ateliers de traitement de gibier bénéficient actuellement d'une prime de 70 euros par sanglier repris, instaurée par le gouvernement wallon pour lutter contre l'épidémie de peste porcine africaine. Prime qui pourrait être amenée à disparaître sous sa forme actuelle si la Belgique récupérait le statut "indemne", le dernier cas recensé de PPA datant d'août 2019. L'association de promotion de la chasse demande aujourd'hui au gouvernement wallon, et plus particulièrement au cabinet de la ministre wallonne de l'Environnement Céline Tellier, de maintenir cette prime. "À défaut, les établissements de traitement de gibier ne réceptionnant plus les sangliers, les chasseurs seront obligés d'en chasser moins et même plus aucun", poursuit le Royal Saint-Hubert. Du côté du cabinet de la ministre de l'Environnement, on évoque la possibilité de faire évoluer cette prime en l'associant à un effort accru de réduction de la population de sangliers. "Cela nécessite une décision de l'ensemble du gouvernement", précise le cabinet de la ministre. Céline Tellier interpellera prochainement le ministre wallon de la Chasse et de l'Économie Willy Borsus à ce propos, ainsi que sur les moyens à mettre en oeuvre pour permettre aux chasseurs d'écouler leurs viandes sur les marchés belge et wallon. (Belga)

Alors que l'Union européenne impose à ses états membres de réduire drastiquement les populations de sangliers, les chasseurs éprouvent de plus en plus de difficultés à écouler leurs venaisons. À la concurrence des producteurs étrangers vient désormais s'ajouter un nouveau facteur : le ralentissement de la consommation de gibier lié à la fermeture de l'Horeca dans le cadre de l'épidémie de coronavirus. "Les établissements de traitement de gibier ont réduit très sensiblement les prix offerts pour le gibier prélevé par les chasseurs. Ils vont plus loin aujourd'hui et lancent un cri d'alerte en demandant explicitement aux chasseurs de réduire leurs prélèvements et en menaçant de ne plus reprendre le gibier des chasses belges", indique le Royal Saint-Hubert Club dans un communiqué. Les ateliers de traitement de gibier bénéficient actuellement d'une prime de 70 euros par sanglier repris, instaurée par le gouvernement wallon pour lutter contre l'épidémie de peste porcine africaine. Prime qui pourrait être amenée à disparaître sous sa forme actuelle si la Belgique récupérait le statut "indemne", le dernier cas recensé de PPA datant d'août 2019. L'association de promotion de la chasse demande aujourd'hui au gouvernement wallon, et plus particulièrement au cabinet de la ministre wallonne de l'Environnement Céline Tellier, de maintenir cette prime. "À défaut, les établissements de traitement de gibier ne réceptionnant plus les sangliers, les chasseurs seront obligés d'en chasser moins et même plus aucun", poursuit le Royal Saint-Hubert. Du côté du cabinet de la ministre de l'Environnement, on évoque la possibilité de faire évoluer cette prime en l'associant à un effort accru de réduction de la population de sangliers. "Cela nécessite une décision de l'ensemble du gouvernement", précise le cabinet de la ministre. Céline Tellier interpellera prochainement le ministre wallon de la Chasse et de l'Économie Willy Borsus à ce propos, ainsi que sur les moyens à mettre en oeuvre pour permettre aux chasseurs d'écouler leurs viandes sur les marchés belge et wallon. (Belga)