La priorité absolue de la Fédération reste toujours la réduction du coût des études, qualifié de "racine du mal". "La précarité étudiante est en hausse", souligne le président Maxime Michiels. "Depuis 17 ans, le coût de la vie des étudiants a augmenté de 21,22% et pour deux étudiants sur trois, la solidarité familiale (fait que les parents participent au financement du cursus) ne suffit plus." Avec un impact notable: le nombre d'entre eux bénéficiaires du CPAS "a été multiplié par 7 sur les 15 dernières années", constate la Fef. Elle plaide pour une harmonisation du prix des minervals vers le plus bas existant actuellement en Fédération Wallonie-Bruxelles, à savoir 175 euros, ainsi que pour la gratuité des supports de cours. Pour y arriver, la Fédération appelle ardemment à un refinancement de l'enseignement supérieur.

Aux partis qui formeront la prochaine majorité au fédéral, la Fef demande ni plus ni moins qu'un refinancement de la FWB, possible via une modification de la loi spéciale relative au financement des Communautés et des Régions de 1989. "Nous sommes dans un pays riche: l'argent est là, la question c'est de savoir comment le prendre", estime Maxime Michiels. Deux voies sont privilégiées par la Fef: une lutte efficace contre la fraude fiscale et un renforcement de la progressivité de l'impôt. Sans surprise, la Fédération appelle de ses voeux à la fin "des jeux politiques" au sujet du contingentement fédéral des numéros Inami ainsi qu'à une revalorisation de la médecine générale "pour cesser la large pénurie qui implique un report de charge sur les spécialistes".

Au futur gouvernement de la Communauté française, elle demande la fusion des réseaux d'enseignement qui permettra selon elle "une meilleure utilisation des moyens", mais aussi la mise en place "d'un mécanisme de coopération inter-étatique permettant les transferts de financement d'une part du budget de l'enseignement supérieur d'autres pays en lien avec le nombre d'étudiants provenant dudit pays". "De plus en plus d'étudiants français viennent étudier en Belgique, ce qui aggrave le manque de financement sur base d'une enveloppe fermée", avance Maxime Michiels. "La Belgique doit pouvoir établir un rapport de force" et faire participer aux frais d'enseignement les pays qui en profitent. Pour que l'école retrouve son caractère "d'ascenseur social", la Fef veut également la disparition des examens et concours d'entrée des filières concernées. Elle invite aussi à une réflexion sur la rémunération des stages, dont les frais (comme les transports) sont "des barrières financières importantes".

Les majorités régionales devront, elles, s'atteler à la problématique du logement, selon la Fef. "C'est le poste de dépenses le plus important pour l'étudiant", indique le président de la Fédération, estimant qu'il peut atteindre jusqu'à 4.000 euros par an. A la décision de la Wallonie de débloquer des subsides pour une catégorie d'étudiants habitant à plus d'une heure en voiture de leur école, la Fef préfère que l'on investisse dans la construction de logements publics pour étudiants, pour "résorber la pénurie et faire pression" sur les prix, mais aussi que l'on en plafonne le loyer. Autre cheval de bataille de la Fédération: l'accessibilité aux transports. Le système actuel est une "aberration": le tarif préférentiel étant lié à l'âge et non au statut d'étudiant. Dans la même logique, la Fédération appelle à l'abolition de la limite d'âge à 25 ans pour les allocations familiales, pour que celles-ci soient octroyées tant que l'étudiant est régulièrement inscrit dans l'enseignement supérieur.

Armée de ses 70 pages de revendications, la Fédération va désormais s'appliquer à les présenter aux partis démocratiques en espérant les inspirer.

La priorité absolue de la Fédération reste toujours la réduction du coût des études, qualifié de "racine du mal". "La précarité étudiante est en hausse", souligne le président Maxime Michiels. "Depuis 17 ans, le coût de la vie des étudiants a augmenté de 21,22% et pour deux étudiants sur trois, la solidarité familiale (fait que les parents participent au financement du cursus) ne suffit plus." Avec un impact notable: le nombre d'entre eux bénéficiaires du CPAS "a été multiplié par 7 sur les 15 dernières années", constate la Fef. Elle plaide pour une harmonisation du prix des minervals vers le plus bas existant actuellement en Fédération Wallonie-Bruxelles, à savoir 175 euros, ainsi que pour la gratuité des supports de cours. Pour y arriver, la Fédération appelle ardemment à un refinancement de l'enseignement supérieur. Aux partis qui formeront la prochaine majorité au fédéral, la Fef demande ni plus ni moins qu'un refinancement de la FWB, possible via une modification de la loi spéciale relative au financement des Communautés et des Régions de 1989. "Nous sommes dans un pays riche: l'argent est là, la question c'est de savoir comment le prendre", estime Maxime Michiels. Deux voies sont privilégiées par la Fef: une lutte efficace contre la fraude fiscale et un renforcement de la progressivité de l'impôt. Sans surprise, la Fédération appelle de ses voeux à la fin "des jeux politiques" au sujet du contingentement fédéral des numéros Inami ainsi qu'à une revalorisation de la médecine générale "pour cesser la large pénurie qui implique un report de charge sur les spécialistes". Au futur gouvernement de la Communauté française, elle demande la fusion des réseaux d'enseignement qui permettra selon elle "une meilleure utilisation des moyens", mais aussi la mise en place "d'un mécanisme de coopération inter-étatique permettant les transferts de financement d'une part du budget de l'enseignement supérieur d'autres pays en lien avec le nombre d'étudiants provenant dudit pays". "De plus en plus d'étudiants français viennent étudier en Belgique, ce qui aggrave le manque de financement sur base d'une enveloppe fermée", avance Maxime Michiels. "La Belgique doit pouvoir établir un rapport de force" et faire participer aux frais d'enseignement les pays qui en profitent. Pour que l'école retrouve son caractère "d'ascenseur social", la Fef veut également la disparition des examens et concours d'entrée des filières concernées. Elle invite aussi à une réflexion sur la rémunération des stages, dont les frais (comme les transports) sont "des barrières financières importantes". Les majorités régionales devront, elles, s'atteler à la problématique du logement, selon la Fef. "C'est le poste de dépenses le plus important pour l'étudiant", indique le président de la Fédération, estimant qu'il peut atteindre jusqu'à 4.000 euros par an. A la décision de la Wallonie de débloquer des subsides pour une catégorie d'étudiants habitant à plus d'une heure en voiture de leur école, la Fef préfère que l'on investisse dans la construction de logements publics pour étudiants, pour "résorber la pénurie et faire pression" sur les prix, mais aussi que l'on en plafonne le loyer. Autre cheval de bataille de la Fédération: l'accessibilité aux transports. Le système actuel est une "aberration": le tarif préférentiel étant lié à l'âge et non au statut d'étudiant. Dans la même logique, la Fédération appelle à l'abolition de la limite d'âge à 25 ans pour les allocations familiales, pour que celles-ci soient octroyées tant que l'étudiant est régulièrement inscrit dans l'enseignement supérieur. Armée de ses 70 pages de revendications, la Fédération va désormais s'appliquer à les présenter aux partis démocratiques en espérant les inspirer.