Socialistes, libéraux et écologistes ont fustigé lors d'un débat d'actualité la publication par un enseignant de l'UCL -depuis lors suspendu- d'un texte faisant de l'avortement un "meurtre", "pire que le viol", ainsi que la "Marche pour la vie" organisée le week-end dernier à Bruxelles.

Intervenant lors du débat, André du Bus (cdH) a dénoncé les propos "choquants, malheureux et déplacés" de Stéphane Mercier. Il a toutefois rappelé que le dispositif législatif belge ne consacrait pas de "droit à l'avortement", et qu'il reconnaissait également un droit de conscience aux médecins à pratiquer ou non ce type d'intervention.

En charge de l'Enseignement supérieur, le ministre Marcourt (PS) s'est dit "profondément outré" par les écrits -une "provocation", a-t-il dit- de l'enseignant et salué la décision de l'UCL de le suspendre. "Nous assistons à un retour du conservatisme que tous les enfants de Mai 68 croyaient disparu à jamais...". Le ministre en charge des Droits des femmes, Isabelle Simonis (PS également), a promis de son côté un effort accru en termes d'éducation et de sensibilisation aux droits des femmes à l'école. Elle a également annoncé mercredi l'intention du gouvernement de la Fédération d'organiser un "grand forum international" à l'automne prochain afin de "construire une déclaration internationale sur le droit à l'avortement". (