L'exécutif de l'UE doit publier ce vendredi son tableau de bord annuel de la Justice, qui donne un aperçu comparatif de l'indépendance, de la qualité et de l'efficience des systèmes judiciaires dans les États membres. Selon le commissaire européen à la Justice Didier Reynders, la perception générale s'améliore en termes d'indépendance, même si la situation varie d'un Etat à un autre, notamment à l'est. En Belgique, cette perception montre une tendance à l'amélioration, au-delà de la moyenne européenne, comme en France. "C'est important non seulement pour la vie des citoyens mais aussi pour le fonctionnement du marché intérieur: les investisseurs potentiels peuvent se sentir rassurés s'ils savent qu'ils auront affaire à une justice indépendante. Le bon fonctionnement du marché intérieur repose aussi sur la confiance envers les institutions", selon M. Reynders. Toutefois, le faible investissement dans les capacités digitales de la Justice belge ne permet pas à la Commission d'avoir suffisamment d'informations sur la longueur des procédures en Belgique, notamment en matière civile et commerciale en 1e instance, tempère le commissaire. "L'investissement sur le digital est un des points d'attention importants. On pense aux relations entre les avocats et les tribunaux, à l'accès de tous à des jugements publics en ligne, à l'information des parties sur l'état d'avancement du dossier", expose-t-il. Lancé en 2013, le tableau de bord de la Justice dans l'UE n'est qu'un des multiples instruments de l'UE en matière d'Etat de droit utilisés par la Commission pour assurer le suivi des réformes entreprises par les États membres dans le domaine de la justice. Les chiffres 2020 doivent être dévoilés en fin de matinée. (Belga)

L'exécutif de l'UE doit publier ce vendredi son tableau de bord annuel de la Justice, qui donne un aperçu comparatif de l'indépendance, de la qualité et de l'efficience des systèmes judiciaires dans les États membres. Selon le commissaire européen à la Justice Didier Reynders, la perception générale s'améliore en termes d'indépendance, même si la situation varie d'un Etat à un autre, notamment à l'est. En Belgique, cette perception montre une tendance à l'amélioration, au-delà de la moyenne européenne, comme en France. "C'est important non seulement pour la vie des citoyens mais aussi pour le fonctionnement du marché intérieur: les investisseurs potentiels peuvent se sentir rassurés s'ils savent qu'ils auront affaire à une justice indépendante. Le bon fonctionnement du marché intérieur repose aussi sur la confiance envers les institutions", selon M. Reynders. Toutefois, le faible investissement dans les capacités digitales de la Justice belge ne permet pas à la Commission d'avoir suffisamment d'informations sur la longueur des procédures en Belgique, notamment en matière civile et commerciale en 1e instance, tempère le commissaire. "L'investissement sur le digital est un des points d'attention importants. On pense aux relations entre les avocats et les tribunaux, à l'accès de tous à des jugements publics en ligne, à l'information des parties sur l'état d'avancement du dossier", expose-t-il. Lancé en 2013, le tableau de bord de la Justice dans l'UE n'est qu'un des multiples instruments de l'UE en matière d'Etat de droit utilisés par la Commission pour assurer le suivi des réformes entreprises par les États membres dans le domaine de la justice. Les chiffres 2020 doivent être dévoilés en fin de matinée. (Belga)