"C'est d'abord une crise institutionnelle majeure pour l'Europe parce que sans commissaire français, la commission ne peut pas se mettre en route", a-t-elle indiqué. "Il faut qu'on la résolve avec calme, sans colère, mais il faut que (la présidente de la nouvelle commission) Ursula von der Leyen nous dise ce qu'elle attend de la France", a-t-elle ajouté. "La dynamique européenne aujourd'hui est entre les mains d'Ursula von der Leyen. On lui a proposé trois candidats, elle a choisi parmi eux celle qui a été retoquée hier au Parlement européen", pointe Mme de Montchalin dans ce même entretien matinal. "Un parlement n'est pas un tribunal", a encore lâché la ministre, faisant référence à un des éléments qui ont nourri les critiques européennes envers Sylvie Goulard, soit son implication présumée dans l'affaire des assistants parlementaires du MoDem. La veille, le président français avait déjà réagi avec incompréhension et une certaine acidité au rejet de sa candidate. "On m'a dit 'votre nom est formidable, on le prend' et puis on me dit finalement 'on n'en veut plus'. Il faut qu'on m'explique", avait réagi Emmanuel Macron. Vendredi, Libération rappelle que d'autres noms avaient été envisagés durant l'été pour la candidature française à la Commission, dont celui de... la secrétaire d'État Amélie de Montchalin. Clément Beaune, conseiller Europe de l'Elysée, avait aussi été évoqué. (Belga)