Le 9 mai dernier, Bel RTL avait diffusé sur son antenne des extraits sonores d'une vidéo présentée en huis clos dans le cadre du procès d'assises des accusés de l'assassinat de Valentin Vermeesch. On pouvait y entendre (et voir) certains des sévices infligés à la victime. Différents plaignants s'étaient alors adressés au CDJ - et pour certains au Conseil supérieur de l'audiovisuel. Ils reprochaient l'absence d'intérêt journalistique des extraits, soulignaient que ceux-ci portaient atteinte au respect de la vie privée et familiale de la victime et de ses proches, constituaient une intrusion grave dans la douleur de ces derniers et étaient attentatoires à la dignité humaine du jeune homme, liste le Conseil. Lors de sa réunion plénière de novembre, le CDJ a déclaré partiellement fondée cette plainte. Il était, certes, d'intérêt général d'évoquer le procès d'assises et de rendre compte des faits jugés, en ce compris dans leurs aspects les plus difficiles, reconnait-il. Et rendre compte d'un tel procès public touche nécessairement à la vie privée des personnes qui y sont directement impliquées. On ne peut en faire grief au journaliste et au média, analyse le Conseil. En revanche, l'organe note que les extraits en cause portaient atteinte à la dignité des personnes et faisaient intrusion dans la douleur des personnes. A ses yeux, seule se posait dès lors la question de savoir si leur diffusion était pertinente au regard de l'intérêt général. "Considérant que la diffusion de la séquence intervenait en pleine actualité du procès, alors que l'émotion était toujours perceptible, le CDJ a estimé que la valeur informative apparente des extraits n'était pas telle qu'elle puisse justifier (...) de passer outre les intérêts de la victime et la douleur de ses proches", lit-on dans son avis. Le grief a en conséquence été déclaré fondé, au contraire des autres reproches soulevés par les plaignants. (Belga)

Le 9 mai dernier, Bel RTL avait diffusé sur son antenne des extraits sonores d'une vidéo présentée en huis clos dans le cadre du procès d'assises des accusés de l'assassinat de Valentin Vermeesch. On pouvait y entendre (et voir) certains des sévices infligés à la victime. Différents plaignants s'étaient alors adressés au CDJ - et pour certains au Conseil supérieur de l'audiovisuel. Ils reprochaient l'absence d'intérêt journalistique des extraits, soulignaient que ceux-ci portaient atteinte au respect de la vie privée et familiale de la victime et de ses proches, constituaient une intrusion grave dans la douleur de ces derniers et étaient attentatoires à la dignité humaine du jeune homme, liste le Conseil. Lors de sa réunion plénière de novembre, le CDJ a déclaré partiellement fondée cette plainte. Il était, certes, d'intérêt général d'évoquer le procès d'assises et de rendre compte des faits jugés, en ce compris dans leurs aspects les plus difficiles, reconnait-il. Et rendre compte d'un tel procès public touche nécessairement à la vie privée des personnes qui y sont directement impliquées. On ne peut en faire grief au journaliste et au média, analyse le Conseil. En revanche, l'organe note que les extraits en cause portaient atteinte à la dignité des personnes et faisaient intrusion dans la douleur des personnes. A ses yeux, seule se posait dès lors la question de savoir si leur diffusion était pertinente au regard de l'intérêt général. "Considérant que la diffusion de la séquence intervenait en pleine actualité du procès, alors que l'émotion était toujours perceptible, le CDJ a estimé que la valeur informative apparente des extraits n'était pas telle qu'elle puisse justifier (...) de passer outre les intérêts de la victime et la douleur de ses proches", lit-on dans son avis. Le grief a en conséquence été déclaré fondé, au contraire des autres reproches soulevés par les plaignants. (Belga)