Les manifestants sont partis de la gare centrale vers 13h00, scandant leur traditionnel slogan "On est plus chaud que le climat" ou le plus récent "Hey hey, ho ho, fossil fuel has got to go" ("Hey hey, ho ho les combustibles fossiles doivent partir"). Ils ont défilé sous le soleil jusqu'à l'avenue du Port, dans l'espoir de maintenir la pression à la veille des élections. "Le climat change, pourquoi pas nous?", "On pense donc on ne vous suit pas" ou "Cool kids saving the hot earth", pouvait-on lire sur leurs pancartes. Ce sont les jeunes qui ont pris la tête du cortège. Celui-ci était particulièrement festif, avec des chants, des fanfares et des instruments de musique isolés. De multiples groupes de la société civile étaient également mobilisés, parmi lesquels Workers for Climate, la Coalition Climat, le WWF et des syndicats. Greenpeace refermait la marche. "L'objectif de cette marche et de ce festival est d'envoyer un signal fort au prochain gouvernement, qui aura à prendre à-bras-le-corps les enjeux climatiques car selon le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) il ne reste que 10 ans pour agir", a rappelé Juliette Boulet, porte-parole de Greenpeace Belgique. "Cette marche félicite aussi les jeunes pour leur ténacité et leur détermination, car ce sont eux qui marquent l'histoire de la politique climatique en ayant fait durablement bouger les lignes. Grâce à 20 semaines de mobilisation, ce qui est sans précédent, ils ont rehaussé la mobilisation climatique de ces deux dernières années. Aujourd'hui, c'est soleil, festivités et musique pour célébrer la bataille militante de ces derniers mois." La marche est en effet suivie par un festival musical, "Make Noise for Climate", qui a débuté à Tour et Taxis. Après plusieurs discours, des concerts sont prévus jusqu'à 22h00. Le 15 mars, la première édition de la "global strike for future" avait rassemblé dans les rues de la capitale quelque 30.000 jeunes soucieux de l'avenir de la planète. (Belga)