Cette école, située à Jubbet Al Dib, près de Bethléem, recevait un soutien financier de bailleurs internationaux, notamment belges. Sa destruction fait suite à la confiscation, le 9 août, de panneaux solaires dans la zone C (sous contrôle d'Israël pour la sécurité et l'administration) des territoires palestiniens occupés, dans le village d'Abou Nwar. Ces panneaux solaires, financés par la Coopération belge, alimentaient les locaux et le jardin d'enfants d'une autre école. Les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération, Didier Reynders et Alexander De Croo, ont condamné ces destructions. Selon eux, "Israël contrevient à ses obligations internationales en tant que puissance occupante, et plus particulièrement à la IVème Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre". La Belgique demandera des explications au gouvernement israélien et réclamera des compensations. "Cette énième destruction d'un projet de coopération belge constitue à nos yeux un incident diplomatique. Une réaction forte s'impose. Si Israël n'indemnise pas les dommages, la Belgique doit expulser l'ambassadeur israélien et geler les relations diplomatiques", demandent les députés Benoît Hellings et Wouter De Vriendt. Les Verts estiment que cet incident constitue un test pour la diplomatie belge. Une résolution approuvée en novembre à la Chambre vise le cas des destructions de projets soutenus par la Belgique. Elle demande au gouvernement "d'entreprendre dès à présent, en concertation avec les pays européens concernés et, le cas échéant, de façon bilatérale, des initiatives diplomatiques pour amener le gouvernement israélien à accepter le principe de compensations pour la destruction de projets de développement financés en tout ou en partie par la Coopération belge au développement". Il s'agit de la première destruction depuis le vote de cette résolution. Ces dernières années, plusieurs projets ont été détruits par les autorités israéliennes, rappellent les Verts: une partie du réseau d'électricité à Khirbat-Al-Tawil en 2014, une plaine de jeux à Zaatara en 2016 ainsi qu'une vingtaine de projets d'infrastructure du "West Bank Protection Consortium" dont la Belgique est un des neuf bailleurs de fonds. En mars 2016, M. De Croo avait convoqué l'ambassadeur d'Israël en Belgique, Simona Frankel, à la suite de l'augmentation jugée "inquiétante" du nombre de démolitions et de confiscations de structures palestiniennes dans la zone C de Cisjordanie. (Belga)

Cette école, située à Jubbet Al Dib, près de Bethléem, recevait un soutien financier de bailleurs internationaux, notamment belges. Sa destruction fait suite à la confiscation, le 9 août, de panneaux solaires dans la zone C (sous contrôle d'Israël pour la sécurité et l'administration) des territoires palestiniens occupés, dans le village d'Abou Nwar. Ces panneaux solaires, financés par la Coopération belge, alimentaient les locaux et le jardin d'enfants d'une autre école. Les ministres des Affaires étrangères et de la Coopération, Didier Reynders et Alexander De Croo, ont condamné ces destructions. Selon eux, "Israël contrevient à ses obligations internationales en tant que puissance occupante, et plus particulièrement à la IVème Convention de Genève relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre". La Belgique demandera des explications au gouvernement israélien et réclamera des compensations. "Cette énième destruction d'un projet de coopération belge constitue à nos yeux un incident diplomatique. Une réaction forte s'impose. Si Israël n'indemnise pas les dommages, la Belgique doit expulser l'ambassadeur israélien et geler les relations diplomatiques", demandent les députés Benoît Hellings et Wouter De Vriendt. Les Verts estiment que cet incident constitue un test pour la diplomatie belge. Une résolution approuvée en novembre à la Chambre vise le cas des destructions de projets soutenus par la Belgique. Elle demande au gouvernement "d'entreprendre dès à présent, en concertation avec les pays européens concernés et, le cas échéant, de façon bilatérale, des initiatives diplomatiques pour amener le gouvernement israélien à accepter le principe de compensations pour la destruction de projets de développement financés en tout ou en partie par la Coopération belge au développement". Il s'agit de la première destruction depuis le vote de cette résolution. Ces dernières années, plusieurs projets ont été détruits par les autorités israéliennes, rappellent les Verts: une partie du réseau d'électricité à Khirbat-Al-Tawil en 2014, une plaine de jeux à Zaatara en 2016 ainsi qu'une vingtaine de projets d'infrastructure du "West Bank Protection Consortium" dont la Belgique est un des neuf bailleurs de fonds. En mars 2016, M. De Croo avait convoqué l'ambassadeur d'Israël en Belgique, Simona Frankel, à la suite de l'augmentation jugée "inquiétante" du nombre de démolitions et de confiscations de structures palestiniennes dans la zone C de Cisjordanie. (Belga)