Le tribunal a fixé aux 10 et 11 juin les plaidoiries de la défense et les déclarations des accusés, dernières étapes de ce procès-fleuve dont les audiences, entamées le 12 février, auront duré quatre mois. Le verdict est attendu à l'automne, a priori en octobre, selon les médias. La Cour suprême, la plus haute instance judiciaire d'Espagne, juge ces 12 dirigeants indépendantistes catalans pour avoir organisé le 1er octobre 2017 un référendum illégal sur l'indépendance de la Catalogne et proclamé sur cette base l'indépendance de cette région du nord-est de la péninsule ibérique. Selon la Constitution espagnole de 1978, seul le Roi est habilité à convoquer une consultation populaire, sur proposition du gouvernement fédéral et avec l'accord préalable du Congrès. Les régions ne sont donc pas dotées de ce pouvoir. L'ex-vice-président régional Oriol Junqueras, principal accusé en détention provisoire depuis un an et demi, encourt jusqu'à 25 ans de prison. Huit autres séparatistes accusés dans ce procès très sensible politiquement sont en détention provisoire. Pour les indépendantistes catalans, ce sont des "prisonniers politiques", ce que la justice et le gouvernement espagnol réfutent catégoriquement. Quatre d'entre eux ont été élus députés aux législatives d'avril. Ils ont prêté serment la semaine dernière avant d'être suspendus vendredi par le bureau du parlement. Un autre a été élu sénateur mais n'a pas encore été suspendu. L'ex-président régional Carles Puigdemont a fui en Belgique, où il échappe aux poursuites de la justice espagnole pour son rôle dans cette tentative de sécession. (Belga)

Le tribunal a fixé aux 10 et 11 juin les plaidoiries de la défense et les déclarations des accusés, dernières étapes de ce procès-fleuve dont les audiences, entamées le 12 février, auront duré quatre mois. Le verdict est attendu à l'automne, a priori en octobre, selon les médias. La Cour suprême, la plus haute instance judiciaire d'Espagne, juge ces 12 dirigeants indépendantistes catalans pour avoir organisé le 1er octobre 2017 un référendum illégal sur l'indépendance de la Catalogne et proclamé sur cette base l'indépendance de cette région du nord-est de la péninsule ibérique. Selon la Constitution espagnole de 1978, seul le Roi est habilité à convoquer une consultation populaire, sur proposition du gouvernement fédéral et avec l'accord préalable du Congrès. Les régions ne sont donc pas dotées de ce pouvoir. L'ex-vice-président régional Oriol Junqueras, principal accusé en détention provisoire depuis un an et demi, encourt jusqu'à 25 ans de prison. Huit autres séparatistes accusés dans ce procès très sensible politiquement sont en détention provisoire. Pour les indépendantistes catalans, ce sont des "prisonniers politiques", ce que la justice et le gouvernement espagnol réfutent catégoriquement. Quatre d'entre eux ont été élus députés aux législatives d'avril. Ils ont prêté serment la semaine dernière avant d'être suspendus vendredi par le bureau du parlement. Un autre a été élu sénateur mais n'a pas encore été suspendu. L'ex-président régional Carles Puigdemont a fui en Belgique, où il échappe aux poursuites de la justice espagnole pour son rôle dans cette tentative de sécession. (Belga)