Plus tôt dans la journée, Raoul Hedebouw avait évoqué un "jeu de dupes" et l'écriture d'une "histoire de com'" conduisant inéluctablement à la formation d'une coalition PS-MR. Il avait également vivement regretté l'exclusion de son parti au Fédéral. "Les informateurs royaux sont libres. Ils ne nous ont jamais posé de questions sur les autres formations politiques", a expliqué à ce sujet Elio Di Rupo. "Il faut dénoncer les faux prétextes invoqués par le PTB. Nous ne sommes pas les méchants et nous ne pouvons pas nous laisser traiter de la sorte; nous ne sommes pas des paillassons", a-t-il poursuivi. "Jusqu'à présent, nous nous sommes tus dans toutes les langues pour laisser la place au débat. Nous ne nous sommes pas lancés dans une guerre de communication mais nous réagissons aux mensonges", a ajouté le président du PS. C'est dans ce contexte tendu, sur fond de 'c'est pas moi, c'est lui', que se retrouveront PS et PTB à l'issue des prestations de serment des députés élus lors du scrutin du 26 mai. "Nous allons continuer nos entretiens et voir ce qui est possible mais nous devons être plus sereins et dire la vérité à la population", a conclu Elio Di Rupo. (Belga)