Il faut améliorer "la gouvernance mondiale des ressources en sable" pour une utilisation plus durable, explique la directrice exécutive intérimaire d'ONU Environnement Joyce Msuya. Selon un rapport publié par son institution et financé par la Suisse, le sable et le gravier constituent la deuxième composante la plus extraite dans le monde après l'eau. Or, les réglementations sont très différentes selon les régions et certaines, importantes pour la biodiversité, sont vulnérables en raison du manque de législations. Une augmentation d'actes illégaux est également observée dans les écosystèmes marins, sur les côtes et dans les autres zones aquatiques. Les problèmes deviennent également de plus en plus internationaux dans cette branche. Selon les estimations, le commerce mondial de ces produits devrait s'étendre de plus de 5% par an avec l'extension de l'urbanisation et de nouvelles infrastructures. L'extraction a également un impact économique sur les activités de certaines communautés. Des militants qui s'opposent à des groupes criminels liés au sable ont eux été menacés ou tués. Le rapport demande d'éviter les constructions inutiles et de recourir à des matériaux recyclés ou à des alternatives. Il appelle à une discussion mondiale pour adapter les meilleures pratiques aux contextes nationaux, à un dialogue entre acteurs de cette branche et à un investissement dans la surveillance de cette question. (Belga)